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Rotation d'emploi et formule 6+6: résultats positifs confirmés par des études de suivi
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Rotation d'emploi et formule 6+6: résultats positifs confirmés par des études de suivi


Le système de rotation d'emploi (iMi 54, p. 17) suscite beaucoup d'intérêt chez les salariés. Selon une étude de suivi menée par les chercheurs Jouko Nätti, Sauli Ruuskanen et Ilkka Virmasalo et publiée par le Ministère du travail en mai 1997, environ 11~% des salariés (200.000 personnes) envisagent de recourir au cours des trois années à venir à la possibilité de prendre un congé de rotation d'emploi. Trente-neuf pour cent des salariés étaient disposés à conclure un accord de rotation d'emploi au cours de l'année à venir. Le taux de compensation salariale du travailleur en congé (qui procure un revenu d'environ 30 à 35~% du salaire) constitue cependant un problème. En moyenne, les salariés sont d'avis que 68~% du salaire brut représentent un taux adéquat, tandis que les employeurs considèrent que 61~% seraient convenables.

En 1996, ce sont 5.500 personnes qui ont recouru à la possibilité du congé de rotation d'emploi. Une partie des congés se sont déjà terminés la même année. A la fin avril 1997, 3.509 personnes au total étaient en congé. La majorité des personnes en congé de rotation d'emploi sont des femmes (71~%). La moyenne d'âge est de 43 ans, et les remplaçants ont en moyenne 33 ans. A cet égard, la rotation d'emploi apporte de nouvelles impulsions aux entreprises. La plupart des personnes qui recourent à la possibilité de la rotation d'emploi viennent des secteurs de la santé et des services sociaux, de l'administration publique, de l'industrie, de l'enseignement et de la communication.

Le motif le plus courant du congé de rotation d'emploi est le besoin d'avoir davantage de temps pour sa famille ou pour s'occuper de quelqu'un. D'autres raisons importantes sont le stress et le mauvais climat dans l'entreprise, les intérêts personnels et la nécessité de se réadapter ou de se reposer. La possibilité de la rotation d'emploi a été très bien accueillie. Selon neuf répondants sur dix, le congé a satisfait à leur attente, et la même proportion ont annoncé qu'ils recourront à nouveau au congé de rotation d'emploi si cela est possible. Le principal souci était la baisse de revenus. En pratique, la rémunération mensuelle disponible était inférieure à 3.000 FIM.

Les antécédents professionnels des remplaçants sont caractérisés par des emplois à durée déterminée et des périodes assez brèves de chômage. Plus de la moitié des remplaçants avaient déjà auparavant travaillé pour le même employeur. Les remplaçants assument en général les mêmes fonctions que le travailleur en congé. Les aspects positifs de l'activité de remplaçant sont les perspectives d'accéder à un emploi, d'acquérir une expérience du travail et de maintenir ses compétences professionnelles, l'amélioration des revenus et la consolidation de l'estime de soi. Environ 80~% des remplaçants considéraient qu'ils auront à l'avenir de meilleures perspectives de trouver du travail. Les aspects négatifs mentionnés étaient la nature temporaire et transitoire du travail.

En général, une seule personne par établissement a pris un congé de rotation d'emploi. Les employeurs considèrent que la rotation d'emploi convient le mieux aux ouvriers et aux employés subalternes. Les employeurs ne sont pas disposés à laisser les «personnes-ressources» de l'entreprise partir en congé. Pour les employeurs, les avantages de la rotation du travail sont le renforcement de la capacité de travail et la possibilité de formation pour les salariés, tout comme les idées et impulsions nouvelles que les remplaçants apportent à l'entreprise. Les inconvénients stipulés étaient la baisse de revenus des salariés et le travail supplémentaire requis pour superviser et former les remplaçants.

Une étude de suivi sur la formule 6+6 heures (iMi 52, p. 11), également publiée en mai 1997, a montré que le niveau salarial des travailleurs a été maintenu grâce à l'amélioration de la productivité. L'étude englobait quatre entreprises dans lesquelles la formule a été menée à titre expérimental. Les entreprises voient les avantages de la formule 6+6 heures dans l'accroissement du temps d'exploitation et une meilleure utilisation des équipements. Les travailleurs étaient peu enclins à accepter des baisses de salaires.

L'objectif de la direction de l'entreprise est de réduire les coûts unitaires de production. On renforce la productivité en comprimant la journée de travail et en réorganisant le travail. C'est ainsi par exemple que le travail en équipe est de plus en plus encouragé. La productivité est également renforcée par une utilisation plus efficace des équipements.

La formule 6+6 heures n'est pas un dispositif de partage du travail, mais un agencement du temps de travail qui a un effet sur l'emploi. Grâce à la mise en œuvre de cette formule, le nombre d'heures supplémentaires a diminué et le nombre de travailleurs a augmenté. Le recrutement de nouveaux travailleurs dépend du désir de l'entreprise d'augmenter le niveau de production.

En réduisant le temps de travail, on comprime la journée de travail pour les travailleurs. En revanche, la considérable augmentation du temps libre et l'élimination du cercle vicieux des heures supplémentaires ont contribué à maintenir la capacité de travail. L'étude, menée à l'Université de Jyväskylä par le chercheur Timo Anttila et publiée par le Ministère de l'emploi, examine en outre les perspectives qui s'offrent et les obstacles qui s'opposent à une réduction du temps de travail et à une prolongation des heures de service dans les municipalités.


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