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Bilan du marché du travail pour 1998
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Bilan du marché du travail pour 1998


Les dernières données disponibles fournies par l'enquête sur la population active (EPA) pour le quatrième trimestre 1998 confirment l'évolution favorable du marché du travail observée en Espagne depuis 1995, même si en termes d'emploi, on commence à observer dans l'évolution tant trimestrielle qu'annuelle une baisse de l'allure de la croissance.

Au quatrième trimestre 1998, l'emploi a augmenté de 17.000 personnes par rapport au trimestre précédent, soit une croissance relative de 0,1 %. Ces chiffres sont nettement inférieurs à ceux enregistrés au quatrième trimestre 1997, où la croissance de l'emploi vis-à-vis du trimestre précédent avait atteint 53.800 personnes, soit 0,4 %. En comparaison annuelle, l'emploi a augmenté au quatrième trimestre 1998 de 42.500 personnes ou 3,3 % par rapport au quatrième trimestre 1997. Cette augmentation était certes inférieure à celle enregistrée pour les deux trimestres antérieurs, mais l'effectif de 13.342.100 actifs occupés à la fin de l'année 1998 représente un nouveau maximum historique.

Ce volume de l'emploi représente en termes relatifs 40,9 % de la population âgée de 16 ans et plus, soit un taux d'emploi supérieur de 1,1 point de pourcentage à celui de la fin 1997.

Par ailleurs, en moyenne annuelle, les données de l'emploi de 1998 sont les meilleures de toute la décennie. Par rapport à 1997, le nombre d'actifs occupés a augmenté de 440.300, soit 3,4 %. Il faut pour trouver un comportement encore plus favorable du marché du travail en termes de création nette d'emplois remonter à 1989, où le nombre d'actifs occupés avait augmenté par rapport à l'année précédente de 485.600, soit 4,1 %. Le taux moyen d'emploi de l'année 1998, qui est de 40,6 % de la population active, est de 1,2 point de pourcentage plus élevé que celui de l'année 1997.

Une particularité du marché du travail en 1998, semblable à celle déjà observée lors des autres années de la dernière phase d'expansion, est la forte élasticité de l'emploi vis-à-vis du PIB, qui se traduit par une sensible analogie des taux de variation annuelle de ces deux facteurs. En 1998, le taux de croissance réelle du PIB n'a dépassé le taux de croissance de l'emploi que de 0,4 %. Pour 1999, on s'attend à un indice de croissance du PIB de 3,5 % et à une croissance de l'emploi de 2,8 %.

Les données de la statistique des affiliés à la sécurité sociale en situation d'emploi (c'est-à-dire relatives aux emplois déclarés assujettis aux différents régimes de sécurité sociale) révèlent une situation de l'emploi encore plus favorable que celle que présentent les données de l'EPA. Le nombre moyen d'affiliés à la sécurité sociale en 1998 (13.591.000) représente une augmentation de 5,1 % (ou 658.000 personnes) par rapport à 1997. Ces données reflètent l'accélération notable du rythme de création d'emplois, mais sans doute aussi une certaine mise en évidence d'emplois occultes.

Parallèlement, selon les informations relatives à la statistique des entreprises inscrites à la sécurité sociale, qui englobe toutes les entreprises du secteur non agricole employant au moins un salarié, il y avait 1.023.100 entreprises en décembre 1998, soit une évolution très positive vis-à-vis de l'année précédente avec une augmentation de 45.200 unités ou 4,6 %. Ces chiffres sont eux aussi bien supérieurs à ceux enregistrés les années précédentes. En ce qui concerne l'emploi, le nombre de travailleurs de ces entreprises a atteint 9.961.000, soit par rapport à décembre 1997 une augmentation de 681.000 ou 7,3 %.

Quant à la rotation de l'emploi, on observe en 1998 une forte progression des contrats conclus. Le nombre de contrats enregistrés auprès de l'Institut national de l'emploi (INEM) a atteint 11.663.300, soit 1.569.700 (15,6 %) de plus qu'en 1997.

L'aspect le plus positif des contrats conclus l'année dernière est l'augmentation notable du nombre de contrats à durée indéterminée, qui représentent 8,3 % du volume des contrats. Même si ce chiffre ne constitue pas la désirable remise en cause de la suprématie des contrats à durée déterminée, il n'en représente pas moins une poursuite de la tendance: le taux de contrats à durée indéterminée de 7 % enregistré en 1997 a été dépassé, et le pourcentage des années précédentes de cette décennie était plus faible encore. Il n'en demeure pas moins que la proportion de salariés employés au titre d'un contrat à durée déterminée reste très élevée: 32 à 33 %.

Au cours des dix premiers mois de l'année 1998, on a enregistré 11.089.600 affiliations à la sécurité sociale, soit, avec plus de 1.367.600 de plus que pendant la même période de l'année précédente, une augmentation de 14,1 %. Parmi ces affiliations, les premières inscriptions, qui correspondent la plupart du temps à la première insertion sur le marché du travail, étaient au nombre de 676.900, soit 6,1 % du total et 72.300 de plus qu'en 1997 (+12 %), ce qui indique une accélération de la croissance dans ce domaine.

Après avoir fortement augmenté au troisième trimestre 1998, la population active a baissé au quatrième trimestre de 55.000 personnes (-0,3 %); cette évolution contraste avec celle observée au quatrième trimestre de l'année précédente, où la population active avait augmenté de 20.700 personnes (0,1 %). Du fait de cette baisse, l'augmentation de la population active par rapport au quatrième trimestre 1997 a été modeste (98.200 ou 0,6 %) et sensiblement inférieure à celle enregistrée au quatrième trimestre des années précédentes.

L'augmentation de la population de 16 ans et plus étant restée pratiquement constate à 0,6 % en 1998, les 16.305.500 actifs enregistrés au quatrième trimestre de 1998 représentent 50 % de cette population (et 63,4 % de l'ensemble de la population de 16 à 64 ans). Le taux d'activité ayant baissé de 0,3 % par rapport au troisième trimestre 1998, il se situe exactement au même niveau qu'un an auparavant. Le taux de 50 % atteint en moyenne annuelle n'en était pas moins supérieur de 0,2 % à celui de 1997.

Selon les données de l'EPA, le chômage a enregistré une notable baisse au quatrième trimestre 1998, le nombre de chômeurs diminuant par rapport au trimestre précédent de 72.100 (-2,4 %). Le nombre de 2.963.400 chômeurs reflète en comparaison annuelle une évolution très positive par rapport au dernier trimestre 1997, où l'on en dénombrait 329.000 de plus. La diminution du nombre de chômeurs était de 10 %, témoignant d'une importante accélération au cours des dernières années de l'allure de la chute du chômage.

La diminution du nombre de chômeurs s'est traduite par une substantielle baisse du taux de chômage, qui s'est élevé au quatrième trimestre 1998 à 18,2 % de la population active. Il était au trimestre précédent de 18,6 % et au quatrième trimestre 1997 de 20,3 %.

La moyenne annuelle présente elle aussi un bilan très positif pour 1998: le nombre de chômeurs a diminué d'environ 300.000 personnes, c'est-à-dire de 8,8 %; le taux moyen de chômage des quatre trimestres de l'année était de 18,8 %, soit deux points de moins qu'en 1997.

Les données de l'INEM confirment l'évolution favorable du chômage. En 1998, le nombre moyen de travailleurs s'inscrivant chaque mois au chômage auprès de ses agences s'est réduit à 229.000, soit par rapport à la moyenne mensuelle des chômeurs inscrits en 1997 une baisse de 10,8 %, qui vient s'ajouter aux baisses de 6,9 % en 1997 et de 7,1 % en 1996.


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