Introduction  |  Rapports d’information de base InfoMISEP Reports 

Politiques nationales du marché du travail

InforMISEP Politiques

Difficultés de recrutement
Aller à la rubrique précédente Aller à la rubrique suivante Document index Aller à la ERSEP Home page

Difficultés de recrutement


Les entreprises qui ont des problèmes pour pourvoir des emplois vacants ne recrutent que dans une faible mesure au sein de ce que l'on appelle les «groupes non traditionnels», parmi lesquels on compte les chômeurs, les handicapés, les femmes et les étrangers. Par contre, les entreprises qui n'ont guère ou pas du tout de difficultés à cet égard sont plus disposées à recruter parmi ces groupes. Et à long terme, prêter davantage d'attention aux besoins de formation professionnelle des salariés de même qu'à la santé et à la sécurité au poste de travail aboutit à réduire les problèmes de recrutement.

Telles sont les conclusions auxquelles parvient le Nederlands Economisch Instituut (NEI) dans son rapport de recherche «Sectoren in de knel» («Entreprises dans l'embarras») consacré aux difficultés de recrutement de personnel ainsi qu'à leurs raisons et aux solutions à y apporter. Ce rapport, établi à la demande du Ministère des affaires sociales et de l'emploi, a été transmis au parlement en avril 1999. Le NEI avait été chargé de trouver une réponse aux questions suivantes: dans quelle mesure observe-t-on sur le marché néerlandais du travail des problèmes de recrutement et quels sont les facteurs économiques qui les ont causés? L'étude devait en outre fournir un aperçu des solutions choisies par les secteurs économiques pour résorber ces problèmes de même que des possibilités auxquelles les employeurs n'ont pas (encore) recours.

L'étude elle-même a été menée dans la province du Brabant septentrional dans des secteurs confrontés à de nombreux problèmes de recrutement de personnel, par exemple métallurgie, construction et soins. Le Brabant septentrional est une région où les problèmes de recrutement sont fréquents. Les goulots d'étranglement dans le secteur des technologies de l'information et de la communication ont été étudiés à l'échelon national.

On s'attend à ce que les pénuries de personnel s'aggravent dans les années à venir, notamment dans la métallurgie, les soins et les technologies de l'information et de la communication.

Le ministre des affaires sociales et de l'emploi a indiqué au parlement qu'à son avis, c'est aux entreprises et aux organismes sectoriels qu'il revient en premier lieu de trouver les solutions à apporter aux problèmes de recrutement. Pour lui, la formation continue des salariés en place et nouvellement recrutés, le recyclage des travailleurs (âgés), l'amélioration de la qualité du travail et le recrutement de chômeurs de même que de handicapés, de femmes et d'étrangers pourraient constituer une solution.

Le ministre a l'intention d'entretenir des contacts fréquents entre le gouvernement et les organisations représentatives des employeurs et des travailleurs pour s'attaquer aux problèmes causés par les pénuries sur le marché du travail. Si les parties concernées désirent parvenir à des accords globaux sur la solution de ces problèmes, le ministre est disposé à mettre ce thème à l'ordre du jour de ses entretiens réguliers avec les partenaires sociaux.

Le ministre va en outre plaider pour que des ressources publiques soient dans certaines conditions affectées à la formation de demandeurs d'emploi présentant d'assez bonnes perspectives sur le marché du travail, si ceci devait apporter une solution au problème des difficultés de recrutement. Les itinéraires de réinsertion des chômeurs (de longue durée), des invalides professionnels et des femmes désireuses de retravailler envisagent déjà des possibilités d'emploi à des postes difficiles à pourvoir.

Un accord-cadre récemment conclu dans le secteur des soins aborde lui aussi notamment le problème des pénuries sur le marché du travail et de l'adaptation de la demande à l'offre de travail. C'est de diverses manières que le déficit structurel de main-d'oeuvre dans le secteur des technologies de l'information et de la communication sera combattu, par exemple en améliorant l'image de marque du secteur, en étendant l'offre de formation et en rendant les emplois dans ce secteur plus intéressants pour les femmes (qui y sont très nettement sous-représentées). Les efforts seront par ailleurs intensifiés dans la période législative en cours pour renforcer l'enseignement professionnel technique et intéresser davantage les élèves à ce type d'enseignement.


Retour  |  Haut de page  |   Actualités  |  A propos de l’OEE  |  Stratégie européenne de l’emploi  |  Politiques nationales du marché du travailPublications  |  Liens utiles  |  Recherche  |  Contacter l’OEE  |  Page d’accueil


UE — Commission européenne DG EMPL/A/2 J II 27,
Rue de la Loi 200, B-1049 Bruxelles — Belgique
GHK Consulting Ltd

30 St. Paul's Square, Birmingham. B3 1QZ
E-mail:
eeo@ghkint.com