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Danemark
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Danemark


3.1. Formes de l'emploi indépendant au Danemark

La forme traditionnelle de l'emploi indépendant est représentée au Danemark, comme dans d'autres pays, par les agriculteurs, les artisans ou les petits commerçants qui, en plus de leur activité propre, emploient encore leur conjoint et parfois quelques salariés. En plus de cette catégorie traditionnelle d'indépendants, il convient de mentionner encore le groupe important et en pleine croissance des personnes exerçant des professions libérales traditionnelles, par exemple médecins, avocats, conseillers fiscaux et architectes. Ils sont souvent indépendants, mais de nouvelles formes d'organisation apparaissent, par exemple grandes entreprises fiscales ou de consulting intervenant souvent à l'échelon international.

De nouvelles formes d'emploi indépendant gagnent en importance dans d'autres domaines encore. Tel est le cas tout d'abord des prestataires de services aux entreprises (publicité, logiciels, etc.), dont l'activité s'exerce souvent, à l'instar des professions libérales traditionnelles, à titre indépendant. Il y a encore en second lieu un nombre croissant d'indépendants qui, comme des salariés, n'entretiennent des relations d'affaires qu'avec une seule entreprise, ne lui fournissant pour unique service que leur propre travail. Enfin, un cas particulier du travail indépendant est constitué par certaines activités de l'économie informelle, pour lesquelles il n'y a pas de relation d'emploi entre le prestataire et l'utilisateur des services fournis.

Du point de vue juridique, l'emploi indépendant peut au Danemark revêtir diverses formes. Le cas le plus simple est celui où l'entreprise de l'indépendant est une entreprise individuelle. L'indépendant doit alors répondre de l'intégralité des dettes de son entreprise. D'autres formes sont différentes variantes d'entreprises à responsabilité limitée, où la responsabilité économique de l'indépendant est limitée à un certain apport financier et où il existe une nette distinction entre les finances du propriétaire et les finances de l'entreprise. L'entreprise individuelle est très répandue notamment parmi les entreprises de petite taille et de création récente. C'est ainsi que sur les 16.300 entreprises créées en 1994 dans le secteur privé non agricole, 90% étaient des entreprises individuelles, tandis que 8% étaient des sociétés à responsabilité limitée et que les autres revêtaient d'autres formes (Erhvervsministeriet 1997a, tableau 14.16). Il faut normalement qu'une entreprise soit à responsabilité limitée pour que son propriétaire puisse tirer avantage des différences d'imposition du revenu individuel et du revenu de l'entreprise. Mais en vertu des lois fiscales danoises, les contribuables qui ont une entreprise individuelle peuvent bénéficier de certains avantages des entreprises à responsabilité limitée.

3.2. Caractéristiques de l'emploi indépendant

Dans les statistiques danoises de la population active, les actifs sont répartis en deux grandes catégories: indépendants et salariés. Ces derniers sont définis comme personnes ayant un contrat de travail avec un revenu salarial fixé selon la loi fiscale et sur lequel sont payées des cotisations à la caisse de retraite complémentaire du marché du travail. Pour les personnes tirant un revenu d'un travail salarié et d'un travail indépendant, on évalue sur la base du montant respectif de ces revenus quelle est l'activité principale.

3.2.1. Importance numérique de l'emploi indépendant

Au 1er janvier 1997, il y avait environ 239.000 indépendants sur un total de 2,9 millions d'actifs. En outre, 19.500 conjoints d'indépendant travaillaient dans l'entreprise familiale. La figure 1 montre le nombre d'actifs selon leur statut professionnel pour les années 1985 et 1996 sur la base de la statistique annuelle de la population active. La part de l'emploi indépendant dans l'emploi total n'a cessé de baisser, passant de 12,7% en 1983 à 9% en 1997.

Ce recul de l'importance de l'emploi indépendant constitue une longue évolution historique. C'est ce que montre la figure 2, qui contient des données sur l'activité professionnelle dans l'agriculture et le secteur privé à partir de 1970.

Comme le montre le tableau 1, la part de l'emploi indépendant dans l'emploi total n'a cessé de baisser de 1970 à 1997. Cette évolution constitue cependant le résultat d'évolutions différentes dans divers secteurs. La figure 2 montre que l'emploi total a connu une croissance constante (de 2,3 à 2,7 millions de personnes), tandis que l'emploi indépendant dans l'agriculture a chuté, comme il l'avait déjà fait avant 1970. Dans l'agriculture, l'emploi indépendant continue de représenter la principale forme d'emploi avec 60% du total. Sa proportion est restée à peu près constante. Ainsi, le recul global de l'emploi dans l'agriculture a fortement contribué au recul de la part de l'emploi indépendant sur l'emploi total.

Dans le secteur industriel et commercial également, l'emploi indépendant a reculé depuis le milieu des années 60, mais bien moins que dans l'agriculture. On constate par ailleurs que le nombre d'indépendants dans le domaine de l'entreprise privée semble réagir de façon plus sensible aux fluctuations cycliques de l'économie. C'est ainsi que le nombre des indépendants dans le secteur privé non industriel et commercial est resté constant pendant les périodes d'essor du milieu des années 80 et du milieu des années 90.

Une comparaison des chiffres de 1970 et 1997 montre qu'il y a dans les domaines de la construction, du commerce, de l'hôtellerie et des services aux entreprises un important volume d'emploi indépendant. Sa part est assez constante dans la construction, mais elle baisse dans le commerce et l'hôtellerie. Dans le secteur des transports, l'importance de l'emploi indépendant a considérablement baissé de 1970 à 1997. Il en va de même pour les services publics et personnels. Au contraire, le taux de l'emploi indépendant dans les services financiers et les services aux entreprises a gagné rapidement. On constate enfin que la part de l'emploi indépendant parmi l'activité non imputable à des secteurs précis est élevée et continue d'augmenter.

3.2.2. Figure 1: Population active selon le statut professionnel, 1985 et 1996

3.2.3. Figure 2: Activité professionnelle dans l'agriculture et le secteur privé à partir de 1970

3.2.4. Tableau 1: Emploi indépendant (y compris conjoints aidants) et emploi total par secteur en 1970, 1983 et 1997

1970 1983 1997 1997
Part de l’emploi indépendant Emploi Emploi
sur l’emploi total indé- total
pendant
Secteur % Personnes
Agriculture, etc. 54,9 63,6 56,2 67.700 120.600
Industrie manufacturière 7,0 4,7 3,0 14.400 476.100
Electricité, etc. 1,2 * 2,3 400 17.800
Construction 13,7 16,1 12,0 18.800 156.600
Commerce, hôtellerie, etc. 20,5 15,7 12,1 57.900 478.500
Transports 12,3 8,9 6,9 12.400 178.100
Services financiers et
services aux entreprises 1,7 9,7 11,2 33.300 296.300
Services publics et
personnels 5,3 3,8 2,2 20.300 931.800
Autres * 60,9 99,1 13.800 13.900
Emploi total 14,9 12,7 9,0 238.900 2.669.700

  • * pas de données.

    Source: Calculs de l'auteur sur la base de l'annuaire statistique (Statistisk Årbog) 1973, 1985, 1998.

    3.2.5. Corrélation entre le sexe et l'emploi indépendant

    Comme le montre le tableau 2, la majorité des indépendants sont des hommes, même si la part des femmes a légèrement augmenté de 1985 à 1996. La faiblesse du taux de femmes parmi les indépendants est en rapport avec la faiblesse du taux de femmes parmi les travailleurs qualifiés, car de nombreux indépendants se recrutent parmi les travailleurs qualifiés qui fondent leur propre petite entreprise. Les conjoints travaillant dans des entreprises familiales sont en grande majorité des femmes, ce qui reflète la structure familiale traditionnelle des petits exploitants agricoles, petits commerçants ou petits artisans.

    3.2.6. Tableau 2: Proportion de femmes selon le statut dans l'emploi (en %)

    1985 1996
    Indépendantes 18,5 23,3
    Conjointes aidantes 98,9 95,5
    Salariées 53,2 55,9
    Travailleuses qualifiées 6,4 8,9
    Travailleuses non qualifiées 50,1 46,9
    Autres 51,6 48,4
    Chômeuses 54,4 52,3

    Source: Statistisk Tiåsoversigt (Aperçu statistique décennal) 1998.

    3.2.7. Temps de travail et formation des adultes

    Il n'est pas étonnant que les indépendants fassent état d'horaires de travail plus longs que les autres travailleurs. L'enquête sur les forces de travail du premier trimestre 1998 indique pour les indépendants une durée hebdomadaire du travail de 48,2 heures et de 34,1 heures pour les salariés. Parmi les salariés, seuls les «cadres supérieurs» ont des horaires analogues à ceux des indépendants (43,3 heures par semaine). Alors que 46% des salariés considèrent avoir des horaires normaux, ce pourcentage n'est que de 11% chez les indépendants.

    En matière de formation des adultes également, les indépendants semblent être en moyenne une catégorie défavorisée. 87% des indépendants, contre 72% des salariés, ont au premier trimestre 1998 indiqué n'avoir participé à aucune formation continue dans les quatre semaines précédant l'enquête.

    3.3. Les facteurs de l'évo-lution de l'emploi indé-pendant

    On vient de le voir, l'emploi indépendant régresse au Danemark, et pas seulement dans l'agriculture, mais aussi dans le secteur privé. On peut voir dans cette évolution le résultat de toute une gamme de facteurs à long terme.

    3.3.1. Recul de l'emploi agricole

    Un important facteur à long terme est bien entendu l'évolution structurelle globale de l'activité professionnelle, l'agriculture perdant des points au profit de secteurs où le taux d'indépendants est bien plus faible. Mais même dans les divers secteurs, on observe des tendances à la régression de l'emploi indépendant. Tel est très nettement le cas, le tableau 1 le met bien en évidence, dans le commerce et l'hôtellerie, les transports et les services personnels. Dans le commerce et les services personnels, c'est une ample mutation structurelle depuis les petits magasins vers les grandes surfaces qui se produit, et dans d'autres secteurs une tendance analogue vers les unités de plus grande taille.

    3.3.2. Nouvelles formes d'emploi indépendant

    Le recul à long terme des effectifs d'indépendants peut toutefois, comme le montre la figure 2, s'interrompre de temps à autre sous l'influence de facteurs compensatoires. L'un de ces facteurs est la croissance de l'emploi indépendant dans divers services aux entreprises. On n'a cependant guère de preuves tangibles de cette évolution. L'enquête sur les forces de travail du premier trimestre 1998 classe à la rubrique «autres» 81.000 salariés ou 3,4% des travailleurs, ce qui signifie qu'ils ont un contrat à durée déterminée et ne sont ni apprentis, ni stagiaires, ni intérimaires. Ceci ne révèle cependant rien quant au nombre de personnes qui, classées comme indépendantes, entretiennent une relation d'affaires durable avec une seule et unique entreprise.

    Certains indices montrent cependant que le nombre d'indépendants dans certains domaines tels que le consulting et l'informatique augmente (cf. tableau 1). Cette tendance est notoire dans le monde entier. Il importe toutefois de considérer que les facteurs traditionnellement invoqués sont sans doute plus faibles au Danemark que dans la plupart des autres pays d'Europe. Ceci est dû à deux éléments:

    1. la faiblesse de la protection des salariés contre les licenciements. En effet, l'étude sur l'emploi de l'OCDE considère à cet égard le Danemark comme l'un des pays les plus libéraux de l'UE après l'Irlande et le Royaume-Uni (OCDE 1994, partie II, p. 71). Il y a de ce fait moins d'avantages à substituer au mode traditionnel d'emploi d'autres formes d'activité;

    2. le second facteur est l'absence au Danemark de prélèvement d'une partie du salaire à titre de cotisation obligatoire à la caisse d'assurance chômage. Ainsi, on se trouve moins incité que dans d'autres pays d'Europe à déclarer, en présence d'une relation d'emploi stable, qu'il s'agit d'un emploi indépendant.

    Par ailleurs, certains des facteurs qui interviennent aussi dans d'autres pays jouent sans doute également un rôle; c'est ainsi qu'au Danemark aussi, les entreprises renforcent leur flexibilité en recourant à des sous-entrepreneurs et à des sous-traitants.

    3.3.3. Emploi indépendant et chômage

    Comme dans d'autres pays, le rapport entre emploi indépendant et chômage est complexe au Danemark. Une récession peut mener certains indépendants à la faillite et au chômage et réduire ainsi les effectifs globaux de l'emploi indépendant. Il s'agit là d'un effet qui peut être très marqué au Danemark, où les indépendants peuvent aussi cotiser aux caisses d'assurance chômage et percevoir des prestations lorsqu'ils sont sans emploi. Ce sont en principe les mêmes règles et les mêmes prestations qui s'appliquent en cas de chômage aux salariés et aux indépendants.

    Il existe bien entendu des dispositions spécifiques en vertu desquelles on peut constater si un indépendant a bien abandonné son entreprise et quel doit être le montant des prestations à verser (en pourcentage du revenu de l'emploi indépendant). En 1997, le nombre des indépendants assurés était de 178.000, soit environ 73% de la totalité des indépendants (y compris conjoints aidants). Le taux de chômage des indépendants est inférieur à la moyenne et semble réagir moins sensiblement au cycle conjoncturel que le taux moyen de chômage. C'est ainsi que le taux moyen de chômage global a en 1993 atteint 13%, tandis que le chômage s'élevait pour la principale caisse d'assurance chômage des indépendants à 5,5%. Lorsque le taux moyen de chômage est descendu à 8,1% en 1997, il n'était plus que de 4,1% pour les indépendants.

    On pourrait inversement s'attendre du fait de la montée du chômage à un renforcement de l'emploi indépendant, les chômeurs se trouvant contraints de rechercher de nouvelles sources de revenus. Ce processus est influencé au Danemark par deux facteurs essentiels. Il s'agit d'une part du système assez généreux des prestations de chômage, qui permet aux personnes des catégories inférieures de revenus de percevoir pendant une période pouvant atteindre cinq années jusqu'à 90% de leur revenu antérieur. En moyenne, le taux de compensation des assurances chômage danoises est d'environ 65%. Ceci limite bien sûr l'incitation financière à se mettre à son compte en raison du chômage, notamment pour les personnes relevant de groupes peu qualifiés.

    En second lieu, le passage du chômage à l'emploi indépendant est influencé par le programme de soutien à l'emploi indépendant chez les chômeurs, qui a été introduit en 1985 et s'est achevé au 1er janvier 1998.

    Le programme a subi quelques modifications au cours du temps, mais son principe général était que tout chômeur assuré avait droit, après une durée donnée du chômage, à une prime pour la fondation de sa propre entreprise. Cette prime pouvait atteindre 50% de l'indemnité de chômage (près de 70.000 DKK en 1997) et était versée mensuellement pendant deux ans et demi. En 1997, il fallait pour pouvoir en bénéficier justifier d'au moins cinq mois de chômage pendant les huit derniers mois. Il existait un programme similaire pour les chômeurs non assurés.

    Le nombre des participants aux deux programmes a rapidement atteint 10.000 à 15.000 participants à plein temps. Depuis la reprise économique en 1994, les effectifs ont un peu diminué. C'est ainsi que le nombre de participants à plein temps était en 1995 d'environ 14.000. En 1997, il était tombé à 11.200 personnes pour un total de 220.000 personnes inscrites au chômage.

    Le programme à l'intention des chômeurs assurés a fait en 1992 l'objet d'une évaluation de la part de l'Institut public de recherche sociale du Danemark et de l'Institut danois de technologie. Selon cette évaluation, 14% des participants étaient à nouveau au chômage au bout de deux ans. En outre, un nombre considérable des nouvelles entreprises se trouvaient confrontées à des problèmes financiers. L'évaluation a aussi montré qu'au bout de quatre ans, plus de la moitié des participants avaient abandonné l'emploi indépendant. Si ce chiffre paraît élevé, il ne diffère guère du «taux d'échec» des autres entreprises nouvellement fondées. Les évaluateurs ont par ailleurs constaté que certaines mesures restaient sans effet, mais ont toutefois considéré que le risque était limité. C'est dans l'ensemble un jugement assez positif qu'ils ont porté sur le programme, soulignant cependant qu'il était nécessaire de mieux soutenir l'acquisition des aptitudes entrepreneuriales indispensables pour assurer la survie dans l'activité indépendante.

    Au 1er janvier 1998, le programme en faveur des chômeurs assurés de même que celui qui s'adressait aux chômeurs non assurés ont été supprimés à la demande du gouvernement. Le principal argument invoqué contre les programmes était l'évolution de la situation globale sur le marché danois du travail, où le chômage enregistré avait nettement diminué depuis 1994. Dans une telle situation, on considérait que le programme correspondait à une diminution de l'offre de travail, puisque les participants n'étaient pas disponibles pour des emplois normaux et percevaient en même temps la prime à la création de leur propre entreprise. Le gouvernement a par ailleurs soutenu que le programme ne faisait pas acquérir aux chômeurs de qualifications nouvelles qui amélioreraient à long terme leur situation sur le marché du travail. Enfin, l'argument de l'inefficacité a également été avancé à l'encontre des programmes, qui viennent maintenant à expiration de 1998 à 2000.

    3.4. Aspects politiques

    La politique danoise n'accorde guère d'importance à la question de la stimulation de l'emploi indépendant en tant qu'instrument direct de renforcement de l'emploi. Le destin réservé au programme de soutien à l'emploi indépendant parmi les chômeurs montre que l'emploi indépendant est considéré comme inadéquat pour les groupes confrontés à des problèmes d'emploi.

    Les préoccupations suscitées par le recul progressif de l'emploi indépendant (cf. page 14) se concentrent surtout sur l'importance des petites entreprises pour l'exploitation de nouveaux gisements d'activité et donc indirectement sur la création de nouveaux emplois. Ce sont dans ce contexte les énormes sollicitations administratives imposées aux petites entreprises et le manque de ressources financières pour les PME qui sont considérés comme les principaux obstacles au lancement d'un emploi indépendant. D'autres facteurs, d'ordre idéologique et social, sont encore invoqués: les valeurs et les attitudes inculquées par le système éducatif danois se réfèrent essentiellement aux salariés.

    Pour éliminer les obstacles sur le chemin qui mène à l'emploi indépendant et pour développer les PME, le gouvernement a récemment lancé toute une série d'initiatives, parmi lesquelles:

  • - de nouvelles initiatives visant à réduire les contraintes administratives pour les indépendants, y compris une réduction de la paperasserie nécessaire pour créer et diriger une petite entreprise;
  • - un service gratuit d'assistance-conseil pour quiconque désire créer sa propre entreprise, de même qu'une prime d'un montant de 7.000 DKK destinée à couvrir les frais d'assistance-conseil;
  • - la mise en place d'un soutien spécial aux personnes désireuses de créer leur propre entreprise dans l'industrie des technologies de pointe. Ce soutien est dispensé sous la forme de six «parcs d'innovation» où les créateurs d'entreprise peuvent développer leur projet d'entreprise en coopération avec des chercheurs et d'autres experts. Les «parcs d'innovation» fournissent également des ressources financières pour la phase initiale;
  • - des aides spéciales pour les personnes désireuses de reprendre une petite entreprise existante lorsque son propriétaire prend sa retraite. Cette formule implique certaines modifications de la législation fiscale, mais aussi la constitution d'une banque nationale de données regroupant des informations sur les acheteurs et les vendeurs potentiels de petites entreprises existantes. Une commission spéciale présentera le 1er janvier 1999 un rapport à ce sujet;
  • - le développement de nouvelles formes de financement pour les créateurs d'entreprise.

    Une autre initiative importante doit enfin promouvoir au sein du système éducatif une attitude positive vis-à-vis de l'emploi indépendant. Depuis 1996, le Ministère de l'éducation a lancé toute une série d'initiatives visant à amener élèves et étudiants à prendre en considération l'alternative à l'emploi salarié que constitue l'emploi indépendant. Ces initiatives visent à motiver et à qualifier les jeunes pour un emploi indépendant.

    Per Kongshøj Madsen

    3.4.1. Bibliographie sélective

    Danmarks Statistik: Registerbaseret Arbejdsstyrkestatistik.

    Déclaration du Ministère de l'économie devant le Folketinget (Parlement danois) sur les initiatives gouvernementales de soutien à l'emploi indépendant, 3 mars 1998.

    Erhvervsministeriet (1996): Oplæg til en ny iværksætterpolitik. Copenhague.

    Erhvervsministeriet (1997a): Erhvervsredegørelse 1997. Copenhague.

    Erhvervsministeriet (1997b): Bedre vilkår for nye virksomheder. Copenhague.

    Høgelund, Jan et al. (1992): Iværksætterydelsen. Rapport SFI 92: 3, Socialforskningsinstituttet et Dansk Teknologisk Institut. Copenhague.

    OCDE (1994): Etude sur l'emploi. Paris.


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