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| Introduction | Rapports d’information de base | InfoMISEP Reports |
Politiques nationales du marché du travailTrends
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| 1987 | 1991 | 1994 | 1997 | 1987- | 1991- | 1994- | |
| 1991 | 1994 | 1997 | |||||
| Effectifs (milliers) | Evolution relative | ||||||
| Total | 11.179 | 12.482 | 11.599 | 12.609 | 11,7 | -7,1 | 8,7 |
| Employeurs agricoles | 35 | 27 | 34 | 36 | -22,9 | 25,9 | 5,9 |
| Employeurs non agricoles | 345 | 458 | 507 | 618 | 32,8 | 10,7 | 21,9 |
| Travailleurs autonomes agricoles | 758 | 577 | 534 | 461 | -23,9 | -7,5 | -13,7 |
| Travailleurs autonomes non agricoles | 1.352 | 1.317 | 1.325 | 1.378 | -2,6 | 0,6 | 4,0 |
| Membres de coopératives | 71 | 105 | 107 | 96 | 47,9 | 1,9 | -10,3 |
| Travailleurs familiaux non rémunérés agricoles | 347 | 225 | 183 | 138 | -35,2 | -18,7 | -24,6 |
| Travailleurs familiaux non rémunérés non agricoles | 395 | 391 | 304 | 245 | -1,0 | -22,3 | -19,4 |
| Salariés | 7.876 | 9.382 | 8.605 | 9.637 | 19,1 | -8,3 | 12,0 |
| Distribution (pourcentage) | Ventilation de l’évolution | ||||||
| Total | 100,0 | 100,0 | 100,0 | 100,0 | 100 | 100 | 100 |
| Employeurs agricoles | 0,3 | 0,2 | 0,3 | 0,3 | -1 | -1 | 0 |
| Employeurs non agricoles | 3,1 | 3,7 | 4,4 | 4,9 | 9 | –6 | 11 |
| Travailleurs autonomes agricoles | 6,8 | 4,6 | 4,6 | 3,7 | -14 | 5 | -7 |
| Travailleurs autonomes non agricoles | 12,1 | 10,6 | 11,4 | 10,9 | -3 | -1 | 5 |
| Membres de coopératives | 0,6 | 0,8 | 0,9 | 0,8 | 3 | 0 | -1 |
| Travailleurs familiaux non rémunérés agricoles | 3,1 | 1,8 | 1,6 | 1,1 | -9 | 5 | -4 |
| Travailleurs familiaux non rémunérés non agricoles | 3,5 | 3,1 | 2,6 | 1,9 | 0 | 10 | -6 |
| Salariés | 70,5 | 75,2 | 74,2 | 76,4 | 116 | 88 | 102 |
Source: Enquêtes sur les forces de travail (EFT).
| Incidence | Distribution | |||||||
| 1987 | 1991 | 1994 | 1997 | 1987 | 1991 | 1994 | 1997 | |
| Total | 22,9 | 19,9 | 21,6 | 20,5 | 100,0 | 100,0 | 100,0 | 100,0 |
| Sexe | ||||||||
| Hommes | 24,7 | 22,2 | 24,4 | 23,3 | 75,8 | 75,6 | 74,6 | 73,6 |
| Femmes | 18,6 | 15,1 | 16,2 | 15,4 | 24,2 | 24,4 | 25,4 | 26,4 |
| Groupe d’âge | ||||||||
| 16-25 ans | 7,9 | 5,6 | 7,1 | 6,5 | 6,5 | 5,4 | 5,1 | 4,9 |
| 26-45 ans | 21,2 | 18,4 | 19,5 | 19,0 | 44,1 | 46,8 | 48,4 | 49,7 |
| 46-64 ans | 33,8 | 31,7 | 32,9 | 30,2 | 49,4 | 47,7 | 46,4 | 45,4 |
| Niveau éducatif | ||||||||
| Elémentaire | 29,5 | 27,8 | 30,8 | 29,3 | 75,4 | 67,2 | 57,9 | 47,7 |
| Scolarité obligatoire | 14,0 | 13,4 | 17,6 | 18,6 | 10,9 | 14,6 | 19,6 | 23,3 |
| Secondaire post-obligatoire | 13,7 | 12,3 | 14,8 | 15,5 | 7,7 | 10,9 | 14,2 | 17,9 |
| Université | 12,9 | 11,7 | 12,3 | 13,2 | 5,9 | 7,4 | 8,2 | 11,0 |
| Branche d’activité | ||||||||
| Agriculture | 47,6 | 46,0 | 51,3 | 49,4 | 31,0 | 24,5 | 22,8 | 19,5 |
| Industrie manufacturière | 10,5 | 9,9 | 12,9 | 11,5 | 11,2 | 11,5 | 12,6 | 11,2 |
| Construction | 22,8 | 19,9 | 24,3 | 23,1 | 8,1 | 10,2 | 10,3 | 11,2 |
| Services privés | 28,8 | 26,2 | 26,4 | 26,3 | 47,8 | 51,7 | 51,7 | 55,1 |
| Services publics | 3,0 | 2,6 | 3,1 | 3,3 | 1,9 | 2,2 | 2,5 | 3,0 |
| Type d’activité | ||||||||
| Techniciens | 17,4 | 16,5 | 14,3 | 13,5 | 8,5 | 11,0 | 9,5 | 8,5 |
| Travailleurs non manuels | 20,3 | 17,9 | 19,6 | 16,6 | 32,3 | 34,4 | 39,4 | 45,9 |
| Travailleurs manuels | 25,9 | 22,4 | 26,2 | 23,5 | 59,2 | 54,6 | 51,2 | 45,6 |
Source: Enquêtes sur les forces de travail (EFT).
On peut conclure de ce qui précède que l'emploi indépendant est demeuré stable en Espagne au cours de la dernière décennie, masquant un changement de la composition sectorielle et professionnelle de l'emploi indépendant: tandis qu'il y a une réduction de l'emploi indépendant agricole (due au fait que le secteur agricole perd en importance dans l'emploi total), l'emploi indépendant non agricole n'a cessé de progresser. Il s'agira maintenant d'analyser deux questions liées à ce changement: tout d'abord, dans quelle mesure l'emploi indépendant dans les activités non agricoles est-il en rapport avec la pression exercée par le chômage (en d'autres termes, l'emploi indépendant progresse-t-il lorsque le chômage est élevé?), et ensuite, quelle est la relation entre l'augmentation de l'emploi indépendant non agricole et les stratégies d'externalisation des entreprises?
En ce qui concerne la question de savoir si l'emploi indépendant équivaut à un «abri emploi» lorsque les temps sont durs, nous avons vu que dans l'ensemble, l'effectif des indépendants non agricoles a légèrement augmenté pendant la période 1987-1997 indépendamment des phases d'expansion ou de récession, ce qui semble indiquer que l'emploi indépendant n'a pas été utilisé comme instrument défensif en période défavorable. Il vaut cependant la peine de procéder à une analyse plus approfondie. Comme nous désirons aussi savoir si le statut d'indépendant est plutôt permanent ou transitoire, nous recourons maintenant aux données «longitudinales». Toutes les enquêtes par échantillonnage sur les forces de travail menées au deuxième trimestre depuis 1987 comportent des questions rétrospectives sur le statut économique de toutes les personnes interrogées un an avant le moment où elles répondent au questionnaire. Les réponses suivantes sont possibles: travail, recherche d'emploi, disponible mais ne recherchant pas d'emploi, service militaire, étudiant, autres. On peut postuler que le travail équivaut au statut d'actif, la recherche d'emploi à celui de chômeur et les autres catégories à l'inactivité. Le tableau 3 présente les données fondamentales permettant l'analyse de ce suivi longitudinal des travailleurs indépendants. On constate que la majorité d'entre eux travaillaient déjà un an avant le moment de l'interview, et 2 à 3% seulement venaient du chômage et autant de l'inactivité. On peut examiner les choses plus en profondeur encore en considérant la situation dans la profession des personnes qui étaient antérieurement actives. En d'autres termes, nous examinons le statut (indépendant, travailleur familial non rémunéré ou travailleur salarié) un an auparavant de tous ceux qui étaient classés comme travailleurs indépendants au moment de l'interview. Le résultat est que la majorité d'entre eux (95%) étaient déjà indépendants un an auparavant, ce qui est un indice manifeste de l'attachement à ce statut. 3% seulement des indépendants étaient un an auparavant salariés.
Au cours des deux ou trois dernières décennies (avec le début de la crise de l'emploi et les changements au niveau de la gestion et de l'organisation des entreprises), la proportion de l'emploi indépendant sur l'emploi total s'est stabilisée. Ceci peut masquer le recours croissant des entreprises à des travailleurs indépendants pour externaliser la main-d'œuvre (faire exécuter par des travailleurs sous contrat des travaux qui étaient auparavant effectués dans l'entreprise). Cette stratégie peut viser simplement à éluder les réglementations régissant le travail et à réduire les coûts afférents aux activités traditionnelles sans grande valeur ajoutée. Mais elle peut également être liée à des considérations ayant pour objectif une démarche novatrice dans des secteurs requérant des niveaux élevés de qualification. Le premier cas consiste à réduire les coûts des ressources humaines, le second à renforcer les ressources humaines.
L'incidence de l'emploi indépendant baissant dans l'agriculture et croissant dans les services (surtout services aux entreprises), on peut adopter les deux points de vue qui viennent d'être évoqués. D'une part, l'emploi indépendant peut être considéré comme une méthode illégale de déréglementation par laquelle les entreprises qui y recourent éludent la charge des coûts non salariaux que doivent supporter leurs concurrents (on suppose que ceci concerne en particulier les travailleurs non qualifiés et occasionnels, qui se trouvent privés par ces entreprises de la protection que fournit la législation du travail). D'autre part, les travailleurs (en particulier travailleurs hautement qualifiés) gagnent en autonomie et en capacité d'innovation et d'adaptation, ils sont flexibles en termes de temps, de localisation, de type de service et de coûts, ils répondent aux besoins des secteurs économiques les plus avancés dans lesquels l'impératif d'innovation et de qualité est tributaire de la créativité et de la qualité de ceux qui effectuent le travail.
Cette hypothèse est étudiée plus en détail au tableau 4, qui présente le pourcentage total d'indépendants par profession et par secteur uniquement pour les années 1987, 1991, 1994 et 1997. Rappelons que c'est avec circonspection qu'il convient d'user de ces chiffres, un important remaniement de la classification des professions étant intervenu en 1994. Ces données semblent indiquer que les travailleurs indépendants manuels se concentrent dans le secteur de l'agriculture, tandis que les travailleurs indépendants non manuels (et hautement qualifiés) relèvent du secteur des services privés. Pour ce qui est des tendances observées, compte tenu de l'avertissement qui précède sur les données disponibles, il est difficile de se prononcer de façon péremptoire, mais il semble que l'on est en présence d'une baisse des travailleurs indépendants manuels dans l'agriculture et d'une augmentation des travailleurs indépendants non manuels et hautement qualifiés dans les services. Ceci semble corroborer le deuxième point de vue évoqué plus haut, selon lequel l'emploi indépendant progresse dans les secteurs où la valeur du travail se trouve renforcée en termes d'initiative, de compétences et de savoir-faire.
Ces chiffres et certaines informations accessoires semblent indiquer la survenance d'un nouveau type de formules de travail, qui ont donné naissance à une nouvelle génération de travailleurs à domicile (reliés par ordinateur et moyens de télécommunication au «lieu de travail») et de professionnels qui, s'ils sont techniquement indépendants, n'en sont pas moins financièrement dépendants. Ces formules signifient qu'il existe une catégorie de travailleurs qui sont dépendants mais n'ont pas de contrats de travail. Ce «travail contractuel» désigne le travail effectué pour une personne physique ou morale (l'entreprise utilisatrice) par une personne (un travailleur employé au titre d'un contrat, qui peut être un travailleur autonome), le travail étant effectué personnellement par le travailleur contractuel dans des conditions de dépendance ou de subordination effective vis-à-vis de l'entreprise utilisatrice.
Ces changements peuvent être considérés comme un changement du modèle d'organisation. Les entreprises fordistes assumaient toutes les fonctions requises pour fabriquer leurs produits, éliminant ainsi les coûts de transaction occasionnés par les rapports avec les fournisseurs et permettant de contrôler l'intégralité du processus de travail. Ce modèle présente toutefois certains problèmes: tout d'abord, la concurrence impose aux entreprises de réduire les coûts et les frais généraux; en second lieu, le progrès technique (le rôle des nouvelles technologies de l'information et de la communication) rehausse le niveau de qualification requis pour certaines tâches; et troisièmement, l'évolution des techniques contractuelles, qui donne aux clients une assez bonne connaissance de leurs fournisseurs, éliminant ainsi les risques de sous-traitance de certaines tâches. Le résultat est que les entreprises tendent à se replier sur leur activité essentielle et à recourir de façon plus intensive à l'externalisation des tâches auxiliaires ne demandant guère de compétences (nettoyage, restauration, transport, etc.) et même de celles qui requièrent de hautes qualifications. Cette tendance implique un renforcement de la tendance à recourir aux indépendants et au travail intérimaire. Le problème consiste ici à réglementer ce type de service et à tracer la ligne de démarcation entre la flexibilité du marché du travail intérimaire et du véritable emploi indépendant d'une part et le trafic de main-d'œuvre d'autre part. En fait, le trafic de main-d'œuvre est réprimé par la loi espagnole, qui le définit comme l'exercice illégal du travail intérimaire. Il n'est toutefois guère facile de le distinguer de la pratique de l'embauche d'équipes, où un employeur engage un groupe de travailleurs et les représente ensuite en tant que leur chef d'équipe.
| 1987 | 1991 | 1994 | 1997 | |
| Statut économique un an auparavant | ||||
| Travail | 95,0 | 96,7 | 95,0 | 93,7 |
| Recherche d’emploi | 2,4 | 1,4 | 2,8 | 3,0 |
| Inactivité | 2,6 | 1,9 | 2,2 | 2,3 |
| Situation dans la profession un an | ||||
| auparavant | ||||
| Indépendant | 94,4 | 96,1 | 96,0 | 96,2 |
| Travailleur familial non rémunéré | 2,0 | 0,6 | 0,6 | 0,5 |
| Salarié | 3,6 | 3,3 | 3,4 | 3,3 |
Source: questions rétrospectives de l'EFT.
| Agri- | Industrie | Construc- | Services | Service | |
| culture | manufac- | tion | public | ||
| turière | |||||
| 1987 | |||||
| Techniciens | 0,1 | 1,7 | 0,8 | 4,3 | 1,6 |
| Travailleurs non manuels | 0,2 | 0,5 | 0,0 | 31,6 | 0,0 |
| Travailleurs manuels | 30,7 | 9,1 | 7,3 | 11,9 | 0,2 |
| 1991 | |||||
| Techniciens | 0,1 | 1,9 | 1,7 | 5,4 | 2,0 |
| Travailleurs non manuels | 0,1 | 0,4 | 0,0 | 33,8 | 0,1 |
| Travailleurs manuels | 24,3 | 9,2 | 8,5 | 12,5 | 0,2 |
| 1994 | |||||
| Techniciens | 0,2 | 0,4 | 0,1 | 8,6 | 0,2 |
| Travailleurs non manuels | 0,8 | 3,3 | 1,2 | 31,8 | 2,1 |
| Travailleurs manuels | 21,9 | 8,9 | 9,0 | 11,3 | 0,2 |
| 1997 | |||||
| Techniciens | 0,2 | 0,3 | 0,2 | 7,7 | 0,2 |
| Travailleurs non manuels | 0,6 | 3,4 | 2,2 | 36,9 | 2,7 |
| Travailleurs manuels | 18,7 | 7,5 | 8,8 | 10,6 | 0,0 |
Source: Enquêtes sur les forces de travail (EFT).
Cette section présente les programmes visant actuellement à encourager la création d'emplois par diverses formes d'emploi indépendant en Espagne. Il s'agit des programmes suivants: capitalisation des allocations de chômage, promotion de l'emploi autonome, promotion de l'emploi dans des coopératives, insertion professionnelle des handicapés.
Les travailleurs pouvant prétendre à des allocations de chômage peuvent demander le paiement prématuré de l'intégralité de leurs allocations pour lancer leur propre entreprise. Avant 1992 (et depuis 1985, date à laquelle ce programme a été mis en place), les entreprises pouvant bénéficier de ce dispositif englobaient l'emploi autonome et l'emploi dans des coopératives et les entreprises détenues par les travailleurs. Depuis 1992, seuls les projets de la deuxième catégorie peuvent être admis au bénéfice de ce programme. Les travailleurs dont les projets sont acceptés bénéficient d'une exonération intégrale des cotisations de sécurité sociale. Cette aide est compatible avec d'autres subventions de promotion de l'emploi. Le nombre de participants a nettement baissé en 1992, lorsque les projets d'emploi autonome ont été exclus du bénéfice du dispositif. Vis-à-vis d'une moyenne antérieure d'environ 80.000 bénéficiaires par an, les chiffres actuels sont d'environ 10.000. Il semble que la décision de restreindre le dispositif a été motivée par deux considérations (tout comme la réduction des allocations de chômage): la nécessité de réduire les dépenses publiques, considérées comme excessives en ce qui concerne l'indemnisation du chômage, et la conviction (qui toutefois n'était pas clairement corroborée par des études d'évaluation) que nombre de ces projets d'emploi indépendant étaient voués à l'échec.
L'objectif de ce programme est de promouvoir et de soutenir financièrement les projets d'emploi autonome présentés par des travailleurs inscrits au chômage à l'INEM. Les coûts d'études de faisabilité, de supervision et d'assistance-conseil sont subventionnés en tout ou en partie. Enfin, les personnes de moins de 25 ans et les chômeurs de longue durée de plus de 25 ans se voient accorder une allocation de subsistance d'un montant mensuel de 25.000 ESP (soit un tiers du salaire minimum), qui peut être double en cas de soutien du FSE. Le nombre de participants à ce programme est relativement modeste mais constant depuis quelques années: une dizaine à une quinzaine de milliers par an.
Ce programme vise à accorder une aide financière aux investissements dans la création ou le maintien d'emplois dans des entreprises détenues par les travailleurs (sociedades anónimas laborales) ou d'autres entreprises coopératives. Cet investissement peut être représenté par l'adhésion de membres additionnels ou simplement par le remplacement de membres de ces entreprises. D'autres activités telles que la promotion, l'assistance technique ou la formation à la gestion peuvent également être subventionnées. En outre, pour les nouvelles coopératives fondées par des travailleurs de moins de 25 ans de même que pour celles qui se consacrent à des activités éducatives, il peut être accordé une subvention plafonnée à 500.000 ESP par nouveau membre.
Des allocations sont accordées aux «centres spéciaux d'emploi» et aux handicapés désireux de lancer leur propre affaire. Les allocations versées aux centres spéciaux d'emploi sont destinées à l'assistance technique dans le financement de projets générant des emplois permanents pour des chômeurs handicapés ou à maintenir le personnel de ces centres. La plupart des employés de ces centres spéciaux doivent être classés comme handicapés par les autorités sanitaires. Des personnels auxiliaires peuvent également être inclus dans les projets en fonction des impératifs résultant des besoins des handicapés. Les allocations versées aux handicapés revêtent la forme soit d'un crédit à intérêt réduit, soit d'une subvention pour investissements en biens d'équipements.
Malgré l'importance de l'emploi indépendant dans l'emploi total et la double tendance à la diminution de l'emploi indépendant manuel dans l'agriculture et à l'augmentation de l'emploi indépendant non manuel et hautement qualifié dans les services (qui indique que l'emploi indépendant croît dans les secteurs où la valeur du travail se trouve renforcée), il n'y a pas actuellement en Espagne de débat public sur l'emploi indépendant. Une raison peut en être que les milieux politiques et économiques sont davantage préoccupés par d'autres caractéristiques du marché espagnol du travail: la grande proportion de salariés titulaires de contrats de travail à durée déterminée (et le problème connexe de la rotation excessive de la main-d'œuvre), la législation de protection de l'emploi et ses effets sur la création et la suppression d'emplois, la réglementation du travail à temps partiel, etc. Ainsi, l'emploi indépendant est considéré tout autant comme une bonne façon de permettre aux chômeurs d'échapper au chômage. Telle est la raison pour laquelle les programmes de promotion de la création d'emplois par diverses formes d'emploi indépendant ont été lancés dans les années 80, alors que le chômage était en progression.
Carlos García-Serrano & Luis Toharia
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UE — Commission européenne DG EMPL/A/2 J II 27, |