![]() |
| Introduction | Rapports d’information de base | InfoMISEP Reports |
Politiques nationales du marché du travailTrends
|
| Hommes | Femmes | Total | ||||
| 1993 | 1997 | 1993 | 1997 | 1993 | 1997 | |
| Selon l’âge | ||||||
| 15–29 ans | 17,3 | 16,2 | 19,6 | 18,4 | 18,0 | 16,9 |
| 30–49 ans | 49,2 | 52,7 | 50,0 | 53,0 | 49,5 | 52,8 |
| Plus de 50 ans | 33,5 | 31,1 | 30,4 | 28,6 | 32,6 | 30,3 |
| Total | 100,0 | 100,0 | 100,0 | 100,0 | 100,0 | 100,0 |
| Selon la situation dans la pro- | ||||||
| fession | ||||||
| Entrepreneurs | 7,0 | 7,8 | 3,2 | 4,7 | 5,9 | 6,9 |
| Libéraux | 12,6 | 15,1 | 7,3 | 10,7 | 11,1 | 13,8 |
| Personnes travaillant pour leur | ||||||
| propre compte | 68,8 | 64,0 | 52,7 | 50,5 | 64,0 | 60,1 |
| Membres de coopératives de | ||||||
| production | 2,7 | 4,7 | 3,8 | 6,5 | 3,0 | 5,2 |
| Travailleurs familiaux | 8,9 | 8,5 | 33,0 | 27,5 | 16,0 | 14,0 |
| Total | 100,0 | 100,0 | 100,0 | 100,0 | 100,0 | 100,0 |
| Selon le niveau éducatif | ||||||
| Doctorat ou maîtrise | 0,6 | 0,8 | 0,5 | 0,6 | 0,6 | 0,7 |
| Formation universitaire | 8,6 | 10,0 | 5,8 | 8,8 | 7,8 | 9,7 |
| Scolarité secondaire du | ||||||
| deuxième cycle | 18,8 | 24,0 | 16,5 | 21,5 | 18,1 | 23,3 |
| Formation professionnelle | 3,5 | 4,7 | 5,0 | 6,8 | 4,0 | 5,3 |
| Scolarité secondaire du | ||||||
| premier cycle | 36,8 | 38,1 | 35,1 | 35,6 | 36,3 | 37,3 |
| Scolarité élémentaire | 31,7 | 22,5 | 37,0 | 26,7 | 33,3 | 23,7 |
| Total | 100,0 | 100,0 | 100,0 | 100,0 | 100,0 | 100,0 |
Source: Enquêtes sur les forces de travail.
Les données des relevés nationaux présentées à la figure 1 montrent que la tendance à la croissance de l'emploi indépendant a commencé en 1977 et est restée très soutenue jusqu'en 1984, pendant une période de restructuration intense de l'économie italienne suite à la crise internationale qui a mené à une montée du chômage et à une décentralisation des activités économiques des entreprises. Dans les années 90, l'emploi indépendant a diminué en même temps que l'emploi total.
Les données de l'EFT et de l'INPS présentées aux tableaux 1 et 2 permettent d'analyser la composition de l'emploi indépendant selon le sexe, l'âge et le niveau éducatif de même que sa distribution sur les secteurs et les zones géographiques. Les données structurelles les plus récentes (portant sur 1997) permettent de formuler les constats suivants:
Source: ISTAT, Relevés nationaux.
| Hommes | Femmes | Total | |
| Selon la situation dans la pro- | |||
| fession | |||
| Libéraux | 13,4 | 8,3 | 11,3 |
| Collaborateurs externes | 84,5 | 90,0 | 86,8 |
| Formules mixtes | 2,1 | 1,6 | 1,9 |
| Total | 100,0 | 100,0 | 100,0 |
| Selon la distribution territoriale | |||
| Nord-Ouest | 35,6 | 34,4 | 35,1 |
| Nord-Est | 28,1 | 22,7 | 25,9 |
| Centre | 22,1 | 22,1 | 22,1 |
| Sud | 14,2 | 20,9 | 16,9 |
| Total | 100,0 | 100,0 | 100,0 |
| Selon l’âge | |||
| Moins de 18 ans | 0,1 | 0,7 | 0,3 |
| 19–30 ans | 18,1 | 34,6 | 24,9 |
| 31–50 ans | 50,5 | 49,5 | 50,1 |
| 51–60 ans | 21,0 | 11,7 | 17,1 |
| Plus de 60 ans | 10,3 | 3,6 | 7,5 |
| Total | 100,0 | 100,0 | 100,0 |
Source: INPS, fonds 10~%, 1998.
La forte proportion qui est celle de l'emploi indépendant en Italie est la conséquence de facteurs économiques, sociaux et culturels (De Luca-Bruni 1993; Reyneri 1996; Bologna et al. 1997). Certains sont communs à d'autres économies occidentales, par exemple le rôle croissant du secteur des services privés et la recherche de formules organisationnelles plus flexibles dans le secteur industriel par la sous-traitance de services et d'activités, facilitée par les nouvelles technologies. D'autres facteurs sont quant à eux spécifiques de la situation italienne et contribuent à expliquer pourquoi, en Italie, l'incidence du travail indépendant est plus forte que dans d'autres pays occidentaux.
Les principaux obstacles à l'emploi indépendant résident dans les procédures nécessaires pour lancer une activité indépendante, le risque de l'activité indépendante et la difficulté d'accéder à des emprunts à taux préférentiel. Ce dernier aspect est particulièrement problématique, comme le montrent de récentes études sur les victimes de l'usure parmi les artisans et les commerçants. En revanche, de nombreuses mesures ont été mises en place en Italie à l'échelon national et régional pour promouvoir l'emploi indépendant et les créations d'entreprises. Les principales mesures nationales sont présentées au tableau 3.
Il vient s'y ajouter diverses mesures régionales de soutien aux nouvelles entreprises et à l'emploi indépendant. La plupart des mesures sont relativement récentes, témoignant d'une nouvelle approche de la création d'emplois, qui favorise désormais l'emploi indépendant et les aides à l'emploi dans le secteur privé. Les études d'évaluation des mesures semblent indiquer que la création d'entreprises donne généralement lieu à d'importants effets d'aubaine, avec des subventions pour les segments les plus forts de l'offre de travail, ceux qui très certainement auraient obtenu des emplois même sans incitations (OCDE 1993; Meager 1996). En général, les groupes les plus défavorisés sont sous-représentés dans ces programmes, et les activités lancées par les segments les plus faibles de l'offre de travail accusent généralement de moindres taux de survie et un moindre impact sur l'emploi global ou requièrent un soutien public prolongé (sinon illimité). Toutefois, lorsque ces mesures visent au développement industriel de zones sous-développées et à la diffusion d'une culture «entrepreneuriale» dans la jeune génération, on peut alors considérer qu'elles sont loin d'être vaines. Les politiques menées ces derniers temps en Italie adoptent manifestement cette seconde approche: la plupart des mesures s'adressent aux jeunes (18-35 ans) et s'efforcent d'intégrer incitations financières, assistance technique et formation à l'intention des jeunes désireux de lancer leur propre affaire. Le dispositif précurseur de cette approche a été la Loi 44 promulguée en 1986 pour favoriser la création d'entreprises par des jeunes dans l'Italie méridionale. Le suivi de ce dispositif présente des résultats modestes, 11% des dossiers de candidature aboutissant à des entreprises survivant encore quatre ans après leur création, même si, selon des évaluations récentes (Battistin et al. 1998), leur taux de survie est fortement tributaire des subventions et que les coûts publics par personne employée sont relativement élevés (environ 45.000 ECU). Cette politique a été étendue à d'autres zones défavorisées d'Italie du Centre et du Nord et à des mesures récentes toutes gérées par le même organisme, désormais privatisé (Imprenditorialità Giovanile S.p.a.).
Une autre démarche plus récemment adoptée en Italie consiste à soutenir la création de coopératives. Des travailleurs expérimentés peuvent ici étayer et intégrer les compétences de travailleurs moins expérimentés bénéficiant de subventions de Fonds publics. Un exemple de cette démarche est la réforme des travaux d'utilité sociale figurant parmi les mesures du «paquet Treu».
| Caractéristiques | Population cible | Résultats en sept. 98 | Observations | |
| Loi 44/86 | Les jeunes des zones classées éligibles pour un soutien | Jeunes de moins de 36 ans dans les zo- | Projets approuvés: 1.302 | Première mesure novatrice, |
| des Fonds structurels européens peuvent bénéficier de | nes en difficulté, désireux de lancer une | Investissements: 3.758 | intégrant soutien financier et | |
| subventions à concurrence de 90 % des investissements | entreprise dans les secteur agricole, ar- | billions d'ITL | assistance technique. Des | |
| et frais d'exploitation en Italie du Sud et de 60 % dans | tisanal ou manufacturier. | Effectifs estimés: 24.969 | évaluations récentes souli- | |
| les autres zones, par des primes non remboursables et | Nouvelles entreprises | gnent la forte dépendance | ||
| des prêts préférentiels. Les projets d'entreprise sont éva- | aidées: 903 | des nouvelles entreprises | ||
| lués et les projets retenus reçoivent des aides financières | Financement public: | vis-à-vis des incitations. | ||
| et une assistance technique pendant les premières années | 2.247 billions d'ITL | |||
| d'activité. | ||||
| Loi 608/96 | La création d'entreprises individuelles dans les zones en | Chômeurs dans les zones en difficulté | Candidatures présen- | Selon de récentes estima- |
| Dispositif de prêts | difficulté est soutenue par des fonds publics à concurren- | désireux de se mettre à leur compte | tées: 43.940 | tions, à l'issue d'une longue |
| d'honneur | ce de 30.000 euros: 60 % en primes non remboursables | dans l'artisanat ou le secteur manufac- | Candidats admis à la for- | phase de démarrage, 4.000 |
| et 40 % en prêts préférentiels pour les coûts de capital et | turier. | mation: 14.852 | jeunes de plus seront éligi- | |
| frais d'exploitation. Les projets d'investissement sont | Les personnes pouvant prétendre à des | Cours de formation réa- | bles pour un financement en | |
| évalués et retenus en fonction de leur viabilité économi- | allocations de chômage peuvent égale- | lisés: 105 | 1998. On estime par ailleurs | |
| que. Les candidats retenus font l'objet d'un «tutorat» de | ment bénéficier du dispositif. | Personnes admises à la | qu'un nouvel emploi est créé | |
| la part de conseillers spécialisés et doivent suivre une | formation: 4.805 | pour quatre prêts accordés. | ||
| formation spéciale de 8 semaines. Les cours englobent | Participants à la forma- | |||
| une partie visant à l'orientation professionnelle et à | tion: 2.798 | |||
| l'analyse des aptitudes entrepreneuriales, et une deuxiè- | Tutorats réalisés: 1.548 | |||
| me axée sur la formation et l'assistance technique. 30% | Projets retenus pour fi- | |||
| des contributions sont versées par anticipation lorsque le | nancement: 1.531 | |||
| plan d'action défini pendant la formation est agréé. | Prêts accordés: 398 | |||
| Loi 236/93 | Co-financement d'initiatives de développement et de | Jeunes (jusqu'à 35 ans) chômeurs d'Ita- | Projets approuvés: 45 | Selon de récentes estima- |
| Loi sur le fonds pour | réindustrialisation, les Fonds structurels européens soute- | lie méridionale, dans les secteurs de | Membres de coopérati- | tions, le potentiel de créa- |
| le développement | nant la création de nouvelles entreprises ou de coopérati- | l'environnement, du tourisme, de la | ves: 166 | tion d'emplois de cette me- |
| Loi 266/97 | ves fournissant des services. | culture, de l'agriculture. Depuis 1997, | Employés: 409 | sure en Italie méridionale |
| Incitations financières et assistance technique. Des sub- | ces dispositifs ont été étendus aux zo- | Investissement moyen | pourrait atteindre 13.500 | |
| ventions non remboursables et des prêts préférentiels | nes en difficulté d'Italie septentrionale | par projet: 15.300.000 | personnes. | |
| peuvent être accordés à concurrence de 60 à 90 % de | et centrale. | ECU | ||
| l'investissement (90 % pour l'Italie du Sud), et des sub- | Investissement moyen | |||
| ventions sont également disponibles au titre des frais | par employé: 37.500 | |||
| d'exploitation pour les trois premières années. Tutorat | ECU | |||
| effectué par un chef d'entreprise du secteur ou des entre- | ||||
| prises de consulting. | ||||
| Loi 215/92 | Contributions en capital pouvant atteindre 50 % du capi- | Coopératives et entreprises dont le per- | Demandes présentées: | Dispositif mis en œuvre de- |
| Actions positives en | tal nécessaire a la création ou à la modernisation d'une | sonnel comporte au moins 60 % de | 4.109 en 1997 (5.000 en | puis 1997 seulement en rai- |
| faveur de la création | entreprise; contributions pouvant atteindre 30% des | femmes, sociétés de capital dont au | 1998) | son de retards dans les textes |
| d'entreprises par des | frais d'exploitation. Dans les régions défavorisées, les | moins deux tiers des parts appartien- | Demandes retenues: | d'application et de manque |
| femmes | contributions peuvent être portées à 60 % et 40 % res- | nent à des femmes et entreprises indivi- | 2.679 | de ressources. Les ressources |
| pectivement. Aide à l'accès au financement bancaire à | duelles gérées par des femmes; entre- | Financements accordés: | disponibles ont été doublées | |
| taux préférentiels. | prises, associations, institutions, centres | 518 (faute de ressources) | en 1998 (80 billions d'ITL). | |
| de formation et ordres professionnels | Emploi estimé: 3.388 | 300 billions pour les trois an- | ||
| offrant des cours de formation à la ges- | Subventions publiques: | nées à venir, lorsque les dis- | ||
| tion et à l'assistance technique em- | 43,6 billions d'ITL | positions réglementaires se- | ||
| ployant au moins 70 % de femmes. | ront simplifiées. |
Sources: Ministère du travail; Rapport d'information de base MISEP Italie, 1997; inforMISEP Politiques, différents numéros; Il Sole 24 ore, Guida ai nuovi strumenti per il lavoro, 28 septembre 1998.
Le débat sur l'emploi indépendant actuellement mené en Italie porte sur deux aspects principaux:
En ce qui concerne la première question, on admet que différentes conditions de travail prévalent parmi les indépendants: certains d'entre eux, protégés par des règles corporatistes, sont en assez forte position, tandis que d'autres (dont le nombre est en rapide augmentation depuis quelques années) sont vulnérables et en position de faiblesse (tel est le cas des travailleurs classés collaborateurs indépendants qui en réalité travaillent en permanence pour une seule entreprise ou quelques-unes). Une discussion est menée sur ces derniers, et des propositions de révision du Statut des travailleurs sont en voie de discussion au Parlement pour faire bénéficier d'une certaine couverture sociale et d'une certaine protection de l'emploi ce type de contrats.
Dans le débat actuellement mené, les syndicats exigent que certaines formes de couverture sociale soient étendues à ces travailleurs et veulent les représenter dans les négociations collectives et les conventions collectives6, et les organisations patronales veulent que soit formulé un statut légal spécifique qui devrait réduire le conflit sur les cotisations de sécurité sociale.
Une proposition du Ministère du travail présentée en avril 1998 aux partenaires sociaux vise à introduire des règles de protection minimum (maternité, santé, retraite, sécurité, droits syndicaux) par un système de certification de contrats d'emploi qui devrait réduire la controverse de plus en plus vive sur les retraites et les cotisations de sécurité sociale; par ailleurs, le gouvernement devrait formuler des règles de bonne pratique pour aider à la certification des temps de travail, des qualifications, des règles d'embauche et de licenciement, des normes de sécurité, des droits syndicaux. La proposition comprend également des dispositions spéciales relatives aux membres de coopératives.
Un projet de loi en cours de discussion est centré davantage sur l'emploi indépendant de la seconde génération et demande des contrats d'emploi écrits spécifiant les conditions d'emploi, une notification en cas de vacances et l'introduction d'une indemnité pour la conclusion du contrat équivalant à 10% du revenu. Ce projet propose par ailleurs que le Fonds de retraite actuellement géré par l'INPS devienne indépendant et soit doté d'un comité de gestion spécial comprenant des représentants élus par les travailleurs. Des primes et subventions spéciales d'aide à la régularisation («émergence») du travail indépendant sont également envisagées, avec des incitations en faveur de la transformation d'emploi indépendant en emploi salarié et des sanctions pour l'emploi salarié déguisé.
En ce qui concerne la sécurité sociale, l'assurance vieillesse et l'assurance maladie ont en Italie progressivement été étendues aux indépendants depuis 1957, mais ce sont des cotisations négligeables qui étaient requises de ces catégories de travailleurs jusqu'au début des années 80: les prestations de retraite restent pour les indépendants nettement supérieures aux cotisations, notamment pour les agriculteurs indépendants. L'assurance vieillesse et l'assurance maladie ont été utilisées plutôt comme une prestation d'assistance que comme un régime de sécurité sociale, afin de redistribuer les revenus et d'assurer le consensus social. En outre, les diverses catégories de travailleurs indépendants relèvent de régimes de retraite extrêmement différenciés. A l'heure actuelle, les prestations de retraite de certaines catégories d'indépendants (notamment retraites «à l'ancienneté» basées sur les années de cotisation et non sur l'âge de la retraite) augmentent rapidement, si bien que les dépenses occasionnées par les retraites «à l'ancienneté» (au bout de 35 années de cotisation) représentent pour les indépendants 48% du total des dépenses de retraite (atteignant 63% pour les artisans) contre 38% pour les travailleurs salariés.
L'impératif de réduire les dépenses publiques et la crise du système de protection sociale ont fait évoluer les démarches depuis le début des années 80: les subventions ont été réduites et la pression exercée par l'impôt et les cotisations sur l'emploi indépendant a augmenté, en même temps que le conflit social s'aggravait. En 1996, la réforme du système des retraites a contraint les collaborateurs externes et les libéraux travaillant en permanence pour des entreprises ou organisations à verser une contribution de 10% des revenus bruts à un fonds spécial de l'INPS pour couvrir les retraites. En 1998, cette contribution a été portée à 11,5%, et une contribution additionnelle de 0,5% a été ajoutée pour financer un nouveau fonds de congés de maternité et d'allocations familiales. Les taux de cotisation vont être relevés de 0,5% par an tous les deux ans jusqu'à un taux maximum de 19%. De récentes propositions de réforme réclament une poursuite de cette démarche, avec un relèvement des cotisations et/ou une baisse des prestations de retraite pour les indépendants. Toutefois, l'hétérogénéité de l'emploi indépendant en Italie et la coexistence de catégories en position de force et de faiblesse requièrent une démarche flexible qui devrait englober différentes formes d'assistance et de cotisations pour différents segments de travailleurs (Ferrara 1998).
Un autre aspect important qu'il importe de prendre en considération dans l'analyse de l'emploi indépendant est celui des investissements dans l'éducation et la formation. En ce qui concerne le travail indépendant, ce sont généralement les travailleurs qui supportent les frais de la formation, et ceci est particulièrement le cas des postes de collaborateurs externes généralement assumés par des personnes jeunes de niveau éducatif élevé. Il peut cependant être dangereux pour une entreprise de recourir à ce type d'emploi, car elle risque de perdre les travailleurs indépendants hautement qualifiés au profit d'autres employeurs qui paient mieux. Le secteur de l'édition en constitue un exemple intéressant: il présente un processus d'internalisation de certaines compétences et de certaines fonctions jusqu'ici sous-traitées à des collaborateurs indépendants, processus dû à l'impératif d'assurer la rentabilité de la formation au poste de travail (Semenza 1998).
Manuela Samek Lodovici
Bagnasco, A. (1977): Tre Italie. La problematica territoriale dello sviluppo italiano. Bologne: Il Mulino.
Battistin, E., A. Gavosto & E. Rettore (1998): «Why do subsidezed firms survive longer? An evaluation of a programme promoting youth entrepreneurship in Italy». Exposé présenté à la Conférence de la Société européenne d'évaluation, Rome, octobre 1998.
Beccattini, G. (1998): Distretti industriali e Made in Italy, Turin: Bollati Boringhieri.
Bologne, S. & A. Fumagalli (1997): Il lavoro autonomo di seconda generazione. Feltrinelli.
Brusco, S. (1989): Piccole imprese distretti industriali. Rosemberg & Sellier.
Censis (1997): Rapporto Censis sulla situazione sociale del paese. Milan: F. Angeli
Cnel (1997): Rapporto sulle retribuzioni e sul costo del lavoro. Giuffrè.
Dell'Aringa, C. & M. Samek Lodovici (1997): «Policies for the unemployed and social shock absorbers: the Italian experience». In: M. Rhodes (éd.): Southern European Welfare States: Between Crisis and Reform. London: Frank Cass.
De Luca, L. & M. Bruni (1993): Unemployment and Labour Market Flexibility: Italy. Genève: OIT.
Ferrara, M. (1998): Le trappole del welfare. Bologne: Il Mulino.
Geroldi, G. (1997): Ammortizzatori sociali e incentivi all'impiego nel quadro dei nuovi strumenti di politica del lavoro, L'assistenza sociale. Ediesse.
INPS (1998): «Banca dati sui contributi dei lavoratori para subordinati ex L. 335/95.»
ISFOL (1998): Il lavoro in Italia: profili, percorsi, politiche. Polycopié.
ISTAT (1997): Rapporto sull'Italia. Bologne: Il Mulino.
Meager, N. (1996): «From unemployment to self-employment: labour market policies for business start-up». In: G. Schmid, J. O'Reilly & K. Schömann (éd.): International Handbook of Labour Market Policy and Evaluation. Cheltenham: Edward Elgar.
OCDE (1993): Employment Outlook. Paris.
Prometeia (1998): Rapporto di previsione (mars). Bologne.
Rapiti, F. (1997): «Lavoro autonomo, lavoro dipendente e mobilità: un quadro statistico sull'Italia». In: S. Bologne & A. Fumagalli (1997): Il lavoro autonomo di seconda generazione. Feltrinelli.
Reyneri, E. (1996): Sociologia del mercato del lavoro. Bologne: Il Mulino.
Ricci, L. (1997): «Il lavoro che cambia». In: S. Bologne & A. Fumagalli (1997): Il lavoro autonomo di seconda generazione. Feltrinelli.
Semenza, R. (1998): Nuove forme di lavoro nel settore editoriale tra subordinazione e autonomia. Ires Lombardia. Polycopié.
|
UE — Commission européenne DG EMPL/A/2 J II 27, |