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Politiques nationales du marché du travail

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Pays-Bas


11.1. Introduction

L'entrepreneuriat connaît aux Pays-Bas un renouveau qui se révèle dans la politique des pouvoirs publics, le nombre des publications qui le concernent et le nombre des nouvelles entreprises créées.

En 1987, ce sont environ 25.000 nouvelles entreprises qui ont été créées. Entre 1992 et 1995, ce nombre est passé de 33.000 à plus de 41.000, pour baisser légèrement en 1996 (40.000). Par comparaison avec le nombre d'entreprises existantes, les nouvelles entreprises sont relativement fréquentes dans le commerce de gros et la catégorie des «services commerciaux divers», deux secteurs à l'accès relativement facile, et dans les services aux entreprises (EIM 1997b).

Les nouvelles entreprises jouent aux Pays-Bas un rôle important pour la création d'emplois. De 1990 à 1994, un million d'emplois environ ont été créés tandis que 800.000 environ disparaissaient. 56% des emplois créés et 15% seulement des emplois supprimés ont été le fait des entreprises nouvelles, c'est-à-dire créées pendant cette période (Bais et al. 1997). De 1992 à 1996, les créateurs d'entreprise ont créé des emplois pour 54.500 personnes par an en moyenne. Ce sont les services aux entreprises, suivis du commerce de gros et de détail, qui ont apporté la principale contribution à cette création d'emplois (EIM 1997a).

Malgré ces développements, les Pays-Bas n'occupent pas une position de pointe en matière d'emploi indépendant ou de création d'entreprises. Le nombre de travailleurs indépendants a toujours été assez faible, mais il a commencé à augmenter au milieu des années 80. Il n'en a pas moins fallu attendre jusqu'à 1994 pour voir la proportion d'indépendants parmi la population active retrouver le niveau de 1972 (Baljé & Verdonkschot 1998).

Les relevés de la population active du Bureau national de la statistique définissent les indépendants comme personnes ne percevant ni rémunération ni salaire mais exécutant une activité professionnelle (métier ou exploitation) pour leur propre compte et/ou à leurs propres risques et périls. En vertu de cette définition, le nombre d'indépendants est passé de 599.000 en 1987 à 731.000 en 19961, augmentant de 55%. Le volume (c'est-à-dire le nombre d'années) de travail effectué au titre d'une activité indépendante a augmenté de près de 25%.

Le nombre des «emplois indépendants» est toujours plus élevé que le nombre de personnes indépendantes, mais accuse une évolution similaire dans le temps. Une personne peut avoir plus d'un emploi, et on peut travailler à la fois comme salarié et comme indépendant. Selon une étude menée cette année parmi des entreprises créées entre 1995 et 1997, environ 30% des salariés qui s'engagent dans une activité indépendante procèdent sur le mode mixte: ils se mettent à leur compte en restant salariés tout au moins pendant un certain temps (Bosch et al. 1998).

Comme le montrent les figures 1 à 3, la proportion des indépendants dans la population active a moins changé que les chiffres absolus. L'augmentation de l'emploi salarié a été nettement plus forte ces dernières années. L'augmentation de la proportion de l'emploi indépendant exprimé en volume a entre 1987 et 1996 été plus de deux fois supérieure à celle de l'emploi indépendant exprimé en nombre de personnes ou d'emplois. Cela est probablement dû à la popularité croissante de l'emploi à temps partiel ces dernières années et à la réduction du temps de travail des salariés.

Les données indiquées ci-dessus se réfèrent à l'ensemble de la population active, c'est-à-dire aux personnes travaillant au moins une heure par semaine. Cependant, la définition néerlandaise officielle de la population active ne prend en compte que les personnes travaillant au moins 12 heures par semaine pendant la période de référence. Le nombre d'indépendants est alors inférieur à celui des relevés de la population active. L'enquête néerlandaise sur les forces de travail opère une distinction entre indépendants travaillant dans leur propre entreprise ou leur propre affaire et autres indépendants, c'est-à-dire personnes qui ne relèvent pas de la première catégorie tout en n'étant pas non plus travailleurs familiaux ni salariés. Les libéraux constituent l'une des catégories classées à cette rubrique.

Le nombre des libéraux et autres est faible par comparaison avec celui des indépendants travaillant dans leur propre entreprise (tableau 1). La proportion de femmes chez les premiers est cependant bien plus élevée.

L'emploi indépendant est le plus répandu dans l'agriculture et la pêche, la culture et autres services, l'hôtellerie et la restauration et les services aux entreprises. Les chiffres du tableau 2 reflètent bien entendu la différence de taille des entreprises dans les divers secteurs.

La définition statistique de l'emploi indépendant ne va pas sans poser certains problèmes. La situation est toutefois bien plus complexe encore dans la réalité. Les autorités fiscales usent de critères spécifiques pour déterminer qui a qualité d'entrepreneur, et ces critères diffèrent selon le type d'impôt. Les organismes de sécurité sociale ont quant à eux leurs propres critères pour définir si quelqu'un est salarié et relève donc du régime d'assurance obligatoire des salariés. Un indépendant peut n'être pas reconnu comme entrepreneur par les autorités fiscales, et pas comme salarié par la sécurité sociale. Tel est le cas notamment des «autres indépendants». Les libéraux d'une part, mais aussi par exemple les salariés qui travaillent sans contrat de travail, peuvent se retrouver dans une telle situation où ils ne peuvent prétendre ni aux avantages fiscaux des entrepreneurs, ni au bénéfice de la protection sociale réservée aux salariés2 (Bosch et al. 1998). Des projets de «déclaration d'emploi indépendant» sont menés dans certains secteurs. Cette déclaration est délivrée aux indépendants par les organismes de sécurité sociale et les couvre contre le risque de se voir réclamer la cotisation patronale des cotisations de sécurité sociale (Bosch et al. 1997).

Sur la base d'une étude très récente menée parmi des nouveaux indépendants de 1995 à 1997, on a estimé que pas moins de 70% d'entre eux ne correspondent pas au profil «général» de l'indépendant: 16% relèvent des professions libérales et les 54% restants sont dans une situation où la relation d'emploi n'est pas parfaitement définie, c'est-à-dire pouvant donner lieu à un contentieux en matière d'impôt ou de sécurité sociale. On distingue dans ce contexte quatre catégories spécifiques d'indépendants (Bosch et al. 1998):

  • - libéraux et autres indépendants travaillant pour divers clients en vertu de missions à court ou long terme (46%); les deux tiers d'entre eux ne sont pas en possession d'une «déclaration d'emploi indépendant»;
  • - personnes dont le statut n'est pas clair, mais auxquelles la loi sur la sécurité sociale des salariés a conféré le même statut qu'aux salariés (1%);
  • - franchisés (2%);
  • - pseudo-indépendants (5%), c'est-à-dire personnes qui sont plus ou moins liées à leur (ancien) employeur quant au choix de leurs clients ou de leurs activités.

    11.1.1. Figure 1: Evolution de l'emploi indépendant: nombre de personnes, 1987-1996 (en milliers)

    Source: CBS: Statline.

    11.1.2. Figure 2: Evolution de l'emploi indépendant: nombre d'années, 1987-1996 (en milliers)

    Source: CBS: Statline.

    11.1.3. Figure 3: Evolution de l'emploi indépendant: nombre d'emplois, 1987-1996 (en milliers)

    Source: CBS: Statline.

    11.1.4. Tableau 1: Indépendants relevés par l'enquête sur les forces de travail*, par catégorie et sexe, 1993-1997

    Ensemble Indépendants travaillant Autres indépendants Total
    des actifs dans leur propre entreprise
    (15-64 ans) Effectifs en % pourcen- Effectifs en % pourcen- Effectifs en % pourcen-
    (en (en de la tage de (en de la tage de (en de la tage de
    milliers) milliers) popula- femmes milliers) popula- femmes milliers) popula- femmes
    tion tion tion
    active active active
    1993 5.925 558 9,4 21,3 47 0,8 40,4 605 10,2 22,8
    1994 5.920 596 10,1 23,0 31 0,5 51,6 627 10,6 24,4
    1995 6.063 603 9,9 23,4 33 0,5 48,5 636 10,5 24,7
    1996 6.187 629 10,2 24,8 32 0,5 50,0 661 10,7 26,0
    1997 6.400 652 10,2 25,0 41 0,6 43,9 693 10,8 26,1

  • * de 15 à 64 ans, travaillant 12 heures ou davantage par semaine.

    Source: CBS (diverses années).

    11.1.5. Tableau 2: Nombre et taux d'indépendants par secteur1, 1996

    Secteur Population Indépendants2
    active Chiffres % de la popula-
    absolus tion active
    Agriculture et pêche 231 118 51
    Industrie 1.022 37 4
    Production et distribution de
    l’énergie 41 0 0
    Construction 420 50 12
    Commerce 986 139 14
    Hôtellerie et restauration 168 31 18
    Transport et communication 396 20 5
    Services financiers 231 9 4
    Services aux entreprises 640 99 15
    Education 410 11 3
    Santé et action sociale 812 42 5
    Culture et autres services 243 56 23
    Total 5.608 612 11

    1 Sont exclus les industries extractives, le secteur public, les organismes internationaux, les personnes employées par des particuliers, les personnes non relevées et de statut inconnu.

    2 Indépendants travaillant dans leur propre entreprise et autres indépendants.

    Source: CBS (1997).

    11.2. Analyse et évaluation

    Les créateurs d'entreprises néerlandais des années 90 viennent d'horizons différents, mais le nombre de ceux qui ont une instruction supérieure augmente. Plus souvent qu'auparavant, les nouveaux indépendants se mettent tout d'abord à leur compte à temps partiel. Il semble que le nombre de créateurs d'entreprises qui ne visent pas à l'expansion soit aussi en augmentation (EIM 1997b).

    Ceci peut refléter l'émergence d'un nouveau type d'indépendants lié à ce que l'on appelle l'externalisation des relations d'emploi. On peut citer par exemple le travail «à la pige» dans les médias, la location de fauteuils dans la coiffure et les chauffeurs à leur propre compte dans le secteur des transports. Dans un sens plus large, ce développement est lié à l'individualisation des relations d'emploi: la progression des conventions collectives cadres, modulaires et à la carte et le recours généralisé à des notions comme la flexibilité et l'employabilité dans la discussion publique et les négociations collectives.

    Van der Burgh et al. (1997) distinguent trois tendances dans l'évolution générale de l'individualisation des relations d'emploi:

    1. le «salarié sur strapontin»: salariés disponibles à la demande, contrats à durée déterminée et travailleurs à domicile;

    2. la flexibilisation: notamment du fait des agences d'intérim et de l'emploi indépendant;

    3. la stratégie consistant à disposer d'une petite équipe de salariés permanents complétée par des travailleurs n'intervenant qu'en cas de besoin.

    L'emploi indépendant peut ainsi être considéré comme un moyen d'externaliser les relations d'emploi. Il présente à la fois des avantages et des inconvénients tant pour les employeurs que pour les travailleurs ou sous-traitants. Les études n'indiquent pas qu'il soit fréquent que des anciens salariés se mettent à leur compte sous la pression de l'employeur. Lors d'une enquête menée en 1994 auprès de 2.000 créateurs d'entreprise sur les motifs qui les avaient amenés à se mettre à leur compte, 25% environ ont fait état de motifs négatifs: 5% ont indiqué s'être mis à leur compte sous la menace du chômage et 5% par nécessité. Le désir de gagner davantage qu'en tant que salarié (6%) et l'insatisfaction au travail (8%) étaient les autres motifs négatifs (Uxem & Bais 1996). Cependant, la probabilité de survie au bout d'un an semblait légèrement moindre pour les deux premiers groupes (Uxem, Bais & Bruins 1996).

    Un indice de l'apparition de ce type d'indépendants est l'évolution du nombre d'entreprises n'employant pas de salariés. De 1988 à 1996, il a augmenté de 27% pour l'ensemble du secteur privé. Cette tendance était la plus forte dans la construction (159%), notamment de 1994 à 1996. L'artisanat et le commerce de gros ont également accusé une augmentation supérieure à la moyenne du nombre d'entreprises sans salariés. Le commerce de détail est le seul secteur dans lequel ce type d'entreprise a connu un recul (van der Burgh et al. 1997).

    Un autre indice du fait que la nature de l'emploi indépendant peut être en train de changer est le grand nombre de personnes qui se mettent à leur compte sur le mode mixte. Sur les 2.000 nouveaux indépendants évoqués ci-dessus, la moitié seulement ont immédiatement commencé à travailler à plein temps à leur compte. Un an plus tard, 38% encore des entrepreneurs exécutaient aussi d'autres activités, généralement en tant que salariés. Comme il s'agissait d'une étude de panel, elle a procédé à un suivi des intéressés. En 1997, près de 30% des entrepreneurs encore actifs avaient des activités accessoires (Stigter 1998). Les nouvelles formes d'emploi indépendant telles qu'elles sont décrites plus haut sont en rapport avec un certain nombre d'autres tendances: le mouvement de «retour aux sources» par lequel les entreprises se concentrent sur leur activité fondamentale, un mouvement qui aux Pays-Bas s'est engagé au milieu des années 70; le développement des technologies de l'information, qui a énormément facilité la coopération entre entreprises, sous-traitants et libéraux; les changements de la demande (individualisation de masse, production à flux tendus), qui ont rendu nécessaire une flexibilité interne et externe du travail; le renforcement de la concurrence résultant notamment de la mondialisation, qui entre autres facteurs a incité les employeurs à réduire les frais et à minimiser les risques (Peters & Lever 1996).

    11.3. Politiques

    Le gouvernement néerlandais poursuit depuis quelques années déjà une politique de déréglementation et de simplification, notamment pour stimuler l'entrepreneuriat et pour instaurer un environnement plus favorable à l'entreprise. C'est ainsi par exemple que les qualifications requises pour mettre sur pied une entreprise ont été nettement réduites au 1er janvier 1996.

    Un thème nouveau est discuté dans le cadre des mesures en faveur de l'entreprise: l'encouragement du «nouveau départ». Chaque année, quelque 30.000 entrepreneurs cessent leur activité, dont 4.000 environ font faillite. L'ancien Secrétaire d'Etat van Dok a formulé un certain nombre de suggestions sur la façon d'inciter les entrepreneurs qui cessent leur activité à prendre un nouveau départ, depuis la mise en place à la chambre de commerce d'un guichet d'assistance-conseil pour entrepreneurs en rupture d'activité jusqu'à un réaménagement de la législation sur les faillites.

    Un autre thème retient l'attention, celui de l'appui aux bénéficiaires de prestations sociales qui se mettent à leur compte. Ils peuvent d'ores et déjà demander une aide au titre du Programme national d'aide au démarrage des travailleurs indépendants (Bbz). Ce décret prévoit un prêt de capital d'exploitation d'une part et/ou une allocation de complément de revenu d'autre part. L'octroi d'une aide est subordonné à plusieurs critères de sélection, parmi lesquels la viabilité de l'entreprise (ou du projet d'entreprise).

    Ce dispositif a suscité la critique d'organismes tels que MKB-Nederland, la Fédération patronale des petites et moyennes entreprises des Pays-Bas, qui a soutenu que les personnes qui ne parviennent pas à trouver un emploi dans la situation actuelle du marché du travail ne devraient pas bénéficier de fonds publics pour se mettre à leur compte.

    Le dispositif en question a toutefois fait l'objet d'une évaluation assez positive en 1997 (Brander et al. 1998). Parmi les personnes qui ont bénéficié d'une aide, plus des deux tiers menaient encore leur activité au moment de l'étude (en moyenne, l'aide avait été accordée 3,5 ans auparavant). Le type d'assistance reçue n'influait pas sur les chances de survie de l'entreprise. Plus de quatre survivants sur cinq indiquaient que les affaires suffisaient pour assurer leur subsistance. Toutefois, près de 40% des survivants avaient des problèmes pour remplir tous leurs engagements financiers. De même, un créateur d'entreprise sur huit parmi ceux qui réussissent dispose d'autres revenus et près d'un sur quatre a un partenaire qui perçoit un revenu.

    L'évaluation a mis en lumière un certain nombre de problèmes fondamentaux. En mars 1998, le Ministre des affaires sociales et de l'emploi de l'époque, M. Melkert, a envoyé au Parlement une lettre formulant plusieurs propositions de révision des dispositions relatives aux possibilités pour les bénéficiaires de prestations sociales de se mettre à leur compte. Ces propositions comprenaient:

  • - l'introduction pour les chômeurs créateurs d'entreprise d'une période probatoire au cours de laquelle ils puissent étudier leurs marchés potentiels et élaborer un projet d'entreprise;
  • - l'introduction d'une allocation pouvant être utilisée par ces créateurs d'entreprise pour obtenir orientation et assistance-conseil;
  • - une augmentation substantielle du montant des prêts dont peuvent bénéficier les créateurs d'entreprise;
  • - une extension de la période pendant laquelle une allocation de complément de revenu peut être accordée;
  • - la prise en compte de revenus provenant d'autres sources (autre emploi, revenu du partenaire) dans la décision sur la viabilité du projet d'entreprise;
  • - des dispositions spécifiques pour les personnes qui perçoivent des prestations sociales parce qu'elles satisfont à des obligations de soins ou qu'elles sont handicapées.

    En outre, de nouvelles mesures ont été proposées pour aider les bénéficiaires de prestations de chômage et d'invalidité à lancer leur propre entreprise, de même que des changements au niveau de l'organisation et de la mise en œuvre de certains dispositifs (Tweede Kamer der Staten-Generaal 1998). Comme des élections ont eu lieu aux Pays-Bas et que le nouveau gouvernement n'est en place que depuis peu, l'avenir de ces plans est actuellement incertain.

    Le principal syndicat néerlandais, la FNV, donne maintenant aux indépendants qui n'emploient pas de salariés la possibilité d'adhérer. L'élaboration de services orientés sur leurs besoins, parmi lesquels un ensemble de mesures de gestion et d'assurance, a déjà commencé. Le premier groupe cible comprend les chauffeurs, les coiffeurs et les journalistes.

    Marjolein Peters

    11.3.1. Bibliographie sélective

    Bais, J.S., K.L. Bangma & W.H.J. Verhoeven (1997): Het belang van bedrijfstypen voor de werkgelegenheidsontwikkeling [Importance des types d'entreprises pour la création d'emplois]. Zoetermeer: EIM.

    Baljé, S.H. & I.R. Verdonkschot (1998): «Ondernemerschap in Nederland» [L'entrepreneuriat aux Pays-Bas]. In: ESB, 5.6.1998.

    Bosch, L.H.M. & F.J. Westhof (1997): Sociale zekerheid en ondernemerschap. Strategische Verkenning [Sécurité sociale et entrepreneuriat]. Zoetermeer: EIM.

    Bosch, L.H.M., F.W. van Uxem, F.J. Westhof (1998): «Een eigen bedrijf», Een begaanbare weg voor werknemers? [«Une entreprise à soi». Une voie viable pour les salariés?]. La Haye: Ministère des affaires sociales et de l'emploi.

    Brander, M.H., H. te Grotenhuis & R. Hoffius (1998): Bijstand en zelfstandig ondernemerschap [Assistance sociale et emploi indépendant]. La Haye: Ministère des affaires sociales et de l'emploi.

    Burgh, Y. van der, G. de Jong, E. van Straten & J.M. van der Zwan (1997): Ondernemen in de Groothandel 1998 [L'entreprise dans le commerce de gros en 1998]. Zoetermeer: EIM.

    CBS (Centraal Bureau voor de Statistiek - Bureau national de la statistique) (1994-1998): Enquête Beroepsbevolking 1993 (bis 1997) [Enquête sur les forces de travail 1993 (à 1997)]. La Haye: Sdu/uitgeverij.

    CBS: Statline, Tijdreeksen Arbeidsrekeningen [Statline, série chronologique Relevés de l'emploi]. La Haye.

    EIM (1997a): Kleinschalig Ondernemen 1997. Deel 2 [Petites entreprises en 1997. Partie 2]. Zoetermeer.

    EIM (1997b): Oplevend ondernemerschap in Nederland [Essor de l'entrepreneuriat aux Pays-Bas]. Zoetermeer.

    Grotenhuis, H. te, J. Geerlof & J. Schoufour (1996): Starten vanuit een uitkering. Onderzoek naar de stimulering van ondernemende werkzoekenden [Démarrage à partir de l'assistance. Etude sur l'aide aux demandeurs d'emploi pour la création d'entreprises]. La Haye: Ministère des affaires sociales et de l'emploi.

    «Samen als het kan, apart als het moet» [Ensemble si possible; seul si nécessaire]. In: FNV Magazine, n° 31, 24 septembre 1998.

    Peters, M.L.A. & M.H.C. Lever (1996): Perspectieven voor het Nederlandse bedrijfsleven [Perspectives des entreprises néerlandaises]. Zoetermeer: EIM.

    Stigter, H.W. (1998): Bedrijven op weg naar volwassenheid [Entreprises en voie de devenir adultes]. Zoetermeer: EIM.

    Tweede Kamer der Staten-Generaal (1998): «Starten vanuit een uitkeringssituatie» [Démarrage à partir d'une situation d'assistance]. In: vergaderjaar 1997-1998, 25963, n° 1, Sdu, 's-Gravenhage.

    Uxem, van F.W. & J. A.Bais (1996): Het starten van een bedrijf, Ervaringen van 2000 starters [Lancement d'une entreprise. Expériences de 2000 créateurs d'entreprise]. Zoetermeer: EIM.

    Uxem, van F.W., J.A. Bais & A. Bruins (1996): Starters na het eerste jaar. Hoe het verging met starters uit 1994 [Créateurs d'entreprise au bout de la première année. Le devenir des créateurs d'entreprise de 1994]. Zoetermeer: EIM.

    Wijers, H.: «De onontkoombare vraag naar horizontale synergie» [L'inéluctable revendication d'une synergie horizontale]. In: Holland Management Review, n° 41, p.12-15.


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